16 Blocks

Sortie prévue le 05 Avril 2006

Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer chez lui. Pourtant, juste à la fin de son service, l’inspecteur Jack Mosley se voit confier une petite mission. Il doit escorter Eddie Bunker jusqu’au palais de justice où, deux heures plus tard, celui-ci témoignera dans une importante affaire de meurtre. La corvée ne devait prendre que dix minutes, le temps de remonter les seize pâtés de maisons, mais tout va déraper…

Face à ceux qui tentent d’exécuter Eddie en pleine rue, Jack ne se pose pas de question. Ce qu’il ignore, c’est qu’en sauvant Eddie, il vient de déchaîner tous les criminels et les flics corrompus de la ville... Tous, et surtout celui qui fut son partenaire, sont décidés à ce qu’ils n’arrivent jamais au tribunal.

Pour Eddie, il s’agit de rester vivant. Pour Jack, il s’agit de le redevenir…

Notes de production:

Jack Mosley n’aurait pas dû se trouver là, et Eddie Bunker aurait dû finir comme beaucoup d’autres témoins gênants. Mais le sort en a décidé autrement et cet improbable duo doit maintenant tout faire pour échapper à ceux qui, flics ou criminels, ont intérêt à ce qu’ils n’arrivent jamais au tribunal. Dans cette spectaculaire chasse à l’homme, Jack affronte ses démons et ceux qui l’ont autrefois brisé, et Eddie se bat pour le droit à une nouvelle chance.

Action, tension et second degré sont au menu de ce parcours du combattant qui va faire pas mal de dégâts…

16 BLOCS marque une rencontre au sommet.

Le réalisateur Richard Donner, à qui l’on doit entres autres MAVERICK et la série des ARME FATALE, met en scène celui qui a littéralement inventé un type de personnage à lui tout seul, Bruce Willis. Et forts de leurs expériences respectives, ils ont décidé ensemble d’aller beaucoup plus loin…

Bruce Willis en flic désabusé et Mos Def en témoin gênant, ne peuvent plus compter que l’un sur l’autre pour s’en tirer. Ils n’ont qu’un tout petit trajet à faire jusqu’au tribunal, mais cela va pourtant les obliger à affronter un nombre incalculable d’épreuves, souvent spectaculaires, parfois intimes, toujours mortelles…

DEUX HEURES POUR CHANGER DE VIE OU MOURIR

Richard Wenk, le scénariste, confie : «Cette histoire, c’est d’abord la rencontre d’un homme qui avait tout pour s’en sortir mais qui a renoncé, avec un autre qui n’a jamais rien eu et qui pourtant ne renonce pas. Jack Mosley est un flic auquel plus personne ne croit, pas même lui, et Eddie Bunker se débat dans une série d’échecs où il cherche désespérément des signes qui le conduiraient vers une vie meilleure…»

Le scénariste poursuit : «Ces deux-là vont se rencontrer par hasard, ils sont chacun arrivés à un tournant de leur existence. En moins de deux heures, sur un trajet qui devait être court, ils vont être confrontés au pire de tout ce qu’ils auraient voulu éviter. Et dans cette course contre la montre, chacun est la chance de l’autre.»

Richard Donner, le réalisateur, se souvient : «Richard Wenk est venu chez moi pour me présenter son sujet. Il m’a parlé de ces deux hommes qui, sur deux heures, allaient changer leur vie. Je l’ai arrêté et je suis allé chercher ma femme, la productrice Lauren Shuler Donner. Il fallait absolument qu’elle entende ce que disait Richard. Il a repris et à la fin, je lui ai simplement dit que je voulais mettre en scène ce film !» Richard Donner poursuit : «Le sujet promettait de l’action mais aussi beaucoup d’enjeux humains. L’action seule ne suffit pas, elle est démultipliée lorsqu’elle sert une bonne histoire, et celle-ci en est une. L’idée que cela se passe quasiment en temps réel me plaisait aussi. Le spectateur est soudain impliqué comme jamais dans le compte à rebours que vivent les protagonistes. Je suis toujours à la recherche de sujets forts, d’angles de narration différents. Richard Wenk a créé des personnages exceptionnels qui se battent dans une histoire remarquablement prenante. Le film a encore pris une autre dimension lorsque nous avons convaincu Bruce Willis et Mos Def de jouer ces deux hommes.»

JACK, L’OMBRE DE LUI-MEME

Le producteur Jim Van Wyck explique : «Au début de l’histoire, Jack Mosley n’est plus que l’ombre de lui-même. Il ne reste plus rien du brillant inspecteur qu’il était autrefois. Il boite, il noie sa dépression dans l’alcool, et son principal souci est d’occuper son temps jusqu’à sa prochaine cuite. Il ne vit plus, il survit. Six ans plus tôt, alors qu’il faisait équipe avec Frank Nugent, il a franchi la ligne blanche et sa conscience ne le lui a pas pardonné. Il ne se supporte plus, il est en guerre contre lui-même et cela le ronge jusqu’à le détruire. Il lui faudrait un électrochoc pour réagir. Il va l’avoir…»

Bruce Willis commente : «Jack est devenu étranger à lui-même. Le malaise et le dégoût qu’il éprouve l’ont peu à peu étouffé. Sa vie ne l’intéresse plus, il fuit en permanence, dans la boisson ou dans la solitude. Il y a toujours cette petite voix qui lui répète qu’il a commis une faute, et cela l’empêche de vivre.»

L’acteur poursuit : «Ce film m’intéressait d’abord parce qu’il met en scène de vrais personnages dans une histoire très bien menée. Il n’y a pas seulement beaucoup à voir, il y a également énormément à ressentir et à penser. J’ai toujours été fan des films de Richard Donner, et Richard Wenk a imaginé un scénario remarquable. Il n’y a ni héros ni monstre, chaque personnage possède sa part de grandeur et ses zones d’ombre. Les personnages échappent à la caricature et prennent même souvent un malin plaisir à aller contre les idées reçues. Les limites sont floues et seuls les actes révèlent la véritable nature de chacun.

«J’ai aussi apprécié que l’histoire soit racontée quasiment en temps réel. Cela donne plus d’intensité encore. Pour une fois, une minute vaut une minute, et certaines sont très longues pour Jack et Eddie ! L’ensemble est non seulement distrayant mais aussi très intelligent.» La définition du personnage de Bruce Willis est passée par toute une série d’étapes. Afin de maîtriser l’environnement professionnel de Jack, Bruce Willis a patrouillé plusieurs nuits avec des policiers de Brooklyn aux côté de l’inspecteur Mike Keenan, membre de la Police de New York depuis 22 ans, qui a aussi servi de conseiller pour toutes les questions de procédure.

Sur le plan physique, Bruce Willis s’est également beaucoup investi. Au début du film, son teint pâle est le fruit d’un maquillage qui souligne les symptômes de l’alcoolémie. Pour avoir le regard humide et les yeux rouges, les maquilleurs ont utilisé des vapeurs de menthol. L’acteur marchait avec une pierre dans sa chaussure droite, ce qui le faisait réellement boiter.

Richard Donner intervient : «Bruce apporte énormément à son personnage. Il amène un vécu, une humanité, une fragilité qui font exister Jack Mosley dans toute sa dimension.»

EDDIE, L’ESPOIR MALGRE LE PASSE

Richard Donner explique : «Eddie Bunker est un jeune homme qui a passé sa vie à survivre. Malgré tout ce qu’il a connu, il s’efforce toujours de rester optimiste et de prendre son destin du bon côté. Avec une certaine naïveté, il voit des signes partout. Certains de ces signes sont de bon augure et d’autres sont mauvais. Se voir confier à Jack Mosley pour aller au tribunal n’est pas un bon signe pour lui, au moins au début…» Richard Wenk commente : «Dans l’esprit de Jack, Eddie est juste le fardeau qui se met entre lui et sa prochaine cuite. A ses yeux, ce garçon n’est qu’un délinquant comme les autres et il ne changera pas. Jack ne croit pas, comme la plupart des policiers d’ailleurs, qu’un malfrat puisse décider de changer de voie. Eddie va lui montrer qu’il existe des exceptions. Face à un homme qui ne croit plus en rien, Eddie est celui qui croit vraiment en tout.» Jim Van Wyck remarque : «Au cours de l’aventure, Jack sauve la vie d’Eddie à plusieurs reprises. Pourtant, à travers leur parcours commun, on peut se demander si ce n’est pas Eddie qui sauve Jack. Il est celui qui le fait réagir, celui qui l’oblige à oser affronter sa conscience. Eddie est peut-être une source d’ennuis exceptionnels dans la vie de Jack, mais il constitue aussi sa plus grande chance.»

Le producteur Avi Lerner ajoute : «Jack et Eddie se rencontrent au moment où ils en ont le plus besoin. Cela se passe aussi comme ça dans la vie. Lorsque vous êtes prêt, quand vous êtes mûr, alors vous faites les bonnes rencontres…»

C’est à Mos Def, rappeur et comédien, que les cinéastes ont décidé de confier le rôle de ce hors-la-loi en quête d’une seconde chance. Richard Donner explique : «Mos est vraiment un comédien surprenant. Il a emmené le personnage bien plus loin que nous ne l’avions imaginé. Mos possède un univers très riche dans lequel il puise sans cesse pour jouer. Si vous écoutez les paroles de ses chansons, vous vous rendrez compte que c’est un poète et un philosophe. Il a une vision de la vie extrêmement concrète et très élevée. Son personnage avait besoin de cette expérience pour exister. Mos partage avec Eddie une pureté idéaliste et une certaine naïveté.»

Bruce Willis conclut : «Mos ne se contente pas de jouer le scénario, il habite son personnage. C’est grâce à lui que Jack Mosley va trouver la force de réagir et de tout affronter.» FRANK NUGENT, LA MENACE AU-DELA DES APPARENCES Richard Donner explique : «Jack Mosley et Frank Nugent ont démarré dans le métier ensemble. Ils étaient partenaires.» Bruce Willis confie : «Travailler dans la police vous oblige à faire étroitement équipe. A force de vous occuper de cas extrêmes, de situations urgentes ou risquées, vous finissez par connaître votre coéquipier presque mieux que votre femme ! Jack et Frank étaient proches, jusqu’à ce que Jack soit rattrapé par sa conscience alors que Frank était déjà au-delà...»

David Morse incarne cet inspecteur qui fut autrefois un proche de Jack. L’acteur explique : «Entre eux deux, il y a eu un vrai passé avant la rupture. Frank pense que Jack ne représente plus aucune menace. Avec Bruce, nous avons beaucoup parlé pour approfondir notre relation, lui apporter le nondit qui sous-tend la puissance des réactions.» David Morse poursuit : «Frank Nugent doit à tout prix empêcher Eddie d’arriver au tribunal pour témoigner. Le fait que Jack soit soudain avec lui va lui permettre de solder deux problèmes en une seule fois…»

Il ajoute : «En se retrouvant face à Nugent, Jack est obligé de faire face à tout ce qu’il a fui depuis des années, à commencer par lui-même. Il doit aussi faire des choix - la vie d’Eddie vaut-elle tous les risques qu’il prend ?»

Bruce Willis conclut : «Une chose est sûre : Jack ne va pas se battre contre un quelconque méchant, il s’oppose à l’homme qui le connaît le mieux au monde. Cela change beaucoup de choses et place les enjeux à un autre niveau. David Morse arrive à incarner tous les paradoxes du personnage. Il n’est jamais un adversaire stéréotypé.»

TOURNAGE ET CASCADES

Le tournage de 16 BLOCS a débuté en avril 2005 à Toronto. Après neuf semaines sur place, l’équipe est partie à Manhattan pour deux semaines supplémentaires. Dans la mesure du possible, Richard Donner a réalisé le film dans l’ordre chronologique.

Il explique : «L’histoire, au-delà des moyens et de l’action, impliquait quelques problèmes logistiques. Nous avons tourné dans deux villes différentes, sur cinquante-cinq jours, à des centaines de kilomètres de distance, par tous les temps… Et pourtant, il fallait que l’on puisse croire que tout se déroule sur deux heures de temps sans aucun faux raccord. Afin de se garantir une cohérence optimale, et pour permettre aux comédiens de maîtriser plus facilement l’évolution de leurs personnages, nous avons décidé de tourner dans la continuité. Il était ainsi plus simple de savoir où ils en étaient, aussi bien sur le plan psychologique que dans l’action.»

Le directeur de la photographie, Glenn MacPherson, confie : «Richard souhaitait une image réaliste, brute. Il fallait que le spectateur se sente au côté des protagonistes, au plus près de leurs émotions et de ce qui leur arrive. Que le trajet à faire soit si court et pourtant si difficile renforce l’impact de tout ce qui se passe. Le fait que nous soyons, sauf exception, en temps réel, donne une juste mesure des enjeux et de l’urgence dans laquelle les personnages doivent prendre des décisions essentielles.»

L’un des temps forts du film est une impressionnante poursuite en bus. Elle a été tournée à Toronto sur douze jours. Pour la mener à bien, la production a acheté et fait venir cinq bus de New York, dont deux ont servi pour le tournage proprement dit - un pour l’extérieur et l’autre pour les intérieurs, les trois autres étant utilisés pour les prises spéciales et les cascades. L’un des bus a été coupé en deux pour pouvoir être monté sur un camion et négocier ainsi le virage le plus spectaculaire. La poursuite implique plus de vingt-cinq autres véhicules et près de cinquante cascadeurs.

La scène finale, celle du crash, a été filmée par douze caméras placées sur la trajectoire et sur tous les axes stratégiques. Le superviseur des effets spéciaux, Laird McMurray, commente : «Il nous aura fallu trois semaines pour tout mettre en place, et à peine quarante minutes pour tout exploser !


Source : Metropolitan Filmexport
 
 
 
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Fiche technique :
RéalisateurRICHARD DONNER
ScénaristeRICHARD WENK
ProducteursAVI LERNER, RANDALL EMMETT, JOHN THOMPSON, ARNOLD RIFKIN, JIM VAN WYCK
Producteurs exécutifsDANNY DIMBORT, TREVOR SHORT, BOAZ DAVIDSON, GEORGE FURLA, HADEEL REDA, ANDREAS THIESMEYER, JOSEF LAUTENSCHLAGER
CoproducteursDEREK HOFFMAN, BRIAN READ
Directeur de la photographieGLEN MacPHERSON
Chef décorateurARV GREYWAL
Chef costumièreVICKI GRAEF
Chef monteurSTEVEN MIRKOVICH, A.C.E.
CompositeurKLAUS BADELT
Fiche artistique :
Jack MosleyBRUCE WILLIS
Eddie BunkerMOS DEF
Frank NugentDAVID MORSE
Diane MosleyJENNA STERN
Le capitaine GruberCASEY SANDER
Jimmy MulveyCYLK COZART
Robert TorresDAVID ZAYAS
Jerry ShueROBERT RACKI
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