Chicken Little ,2005 Usa

Sortie prévue le 07 Décembre 2005

Depuis qu’il a semé la panique en annonçant que le ciel allait tomber alors qu’il s’était seulement pris un gland sur la tête, Chicken Little est la risée de tout le village. Humilié, déshonoré, le petit poulet a du mal à se remettre du ridicule. Et juste au moment où les choses commencent à s’améliorer, le voilà qui reçoit vraiment un morceau de ciel sur la tête !

Cette fois, le petit héros n’a pas d’autre choix que de régler le problème avec les rares amis qui lui sont restés fidèles. Ensemble, ils doivent découvrir quel incroyable mystère se cache derrière la catastrophe qui menace leur village. Commence alors l’aventure la plus courageuse, la plus spectaculaire et la plus hilarante qu’un poulet ait jamais vécue…

CHICKEN LITTLE est dédié à la mémoire de Joe Grant, le dernier des grands scénaristes et artistes pionniers de Disney. Celui-ci est décédé le 6 mai 2005, une semaine avant son 97e anniversaire. Grant était entré chez Disney en 1933 et avait écrit DUMBO et supervisé les histoires de FANTASIA. Depuis 1989, il était revenu au studio et inspirait les nouvelles générations, continuant à dessiner et créer de nouvelles histoires jusqu’au jour de sa mort.

Notes de Production:

L’HISTOIRE DU POULET QUI MARCHAIT SUR DES ŒUFS

Cela faisait plusieurs années que Mark Dindal, le réalisateur, avait envie de faire une parodie d’un conte de fées ou d’une fable. En analysant les histoires préférées de son enfance, il a découvert que des choses très drôles se produisent quand on applique aux contes de fées la logique du monde réel…

Il explique : « Je m’intéresse depuis toujours aux contes folkloriques et aux contes de fées en tant que point de départ d’un film, parce que ce sont des histoires simples qui nous sont familières. Je trouve amusant de se demander pourquoi tel personnage agit comme il le fait et non autrement… Prenez « Le Petit Chaperon Rouge », par exemple. Pourquoi le loup ne mange-t-il pas la petite fille dès leur première rencontre, au lieu de faire ce long détour et de se déguiser en grand-mère ? Quand on commence à réfléchir aux raisons pour lesquelles les personnages font tel ou tel choix, on s’amuse beaucoup... Ils paraissent tout à coup plus intéressants.

« Parallèlement à ce concept, j’ai eu l’idée d’animaux de la ferme laissés-pour-compte, restés seuls tandis que tous les autres habitants de la ferme se seraient rendus à la foire. Des extraterrestres atterrissent alors chez eux pour conquérir la planète. D’un seul coup, ceux que tout le monde méprise se retrouvent en première ligne pour empêcher l’attaque et c’est à eux que revient de sauver le monde. Un soir où je me trouvais au volant de ma voiture pour rentrer chez moi, les deux idées se sont télescopées, ont fusionné, et sont devenues CHICKEN LITTLE. »

Mark Kennedy note : « Mark Dindal est un grand conteur. Il a le sens de l’émotion, il ne se laisse pas distraire par l’accessoire. Il est capable de se concentrer sur l’essence de chaque séquence et sur sa place dans la globalité du film. 

« Le cœur du film repose sur la relation entre Chicken Little et son père, Buck. Il y a une scène où Chicken Little affronte son père. Il lui reproche de ne jamais l’avoir cru lors de l’incident du gland, et cela le mine. Il dit à son père qu’il a eu tort de ne pas le soutenir. Pour la première fois, Buck entend la vérité, et cette vérité, il l’a sans doute toujours sue sans oser se l’avouer. Chicken Little apprend à croire en lui-même, et Buck réalise qu’il doit soutenir son fils quelles que soient les circonstances. »

L’histoire qui a servi de base à CHICKEN LITTLE tire sans doute ses origines de l’Angleterre rurale des années 1700. C’était au départ un conte pour mettre en garde les jeunes enfants contre les dangers de l’exagération et des conclusions erronées tirées de fausses informations. Des noms comme Foxy Loxy ou Turkey Lurkey, dans la version originale du film, sont typiquement britanniques. L’histoire a vraisemblablement été transcrite par des voyageurs qui collectionnaient les mythes et les fables. Elle a été adaptée dans d’autres parties du monde et la fin varie selon les cultures. Dans certaines versions, Chicken Little entend une voix et s’enfuit avant que Foxy n’arrive pour le tuer. Dans d’autres, c’est le renard qui gagne…

Par pur hasard, les studios Disney ont réalisé un court métrage animé lors de la Seconde Guerre mondiale, en 1943, intitulé « Chicken Little », dans lequel le renard attire la population des volatiles innocents dans son repaire.

NOUVEAU JUSQU’AU BOUT DES PLUMES

Depuis que Walt Disney a créé Mickey Mouse dans le premier dessin animé sonore synchronisé, « Steamboat Willie », le 18 novembre 1928, le studio s’est forgé la réputation d’un pionnier dans l’alliance de l’art et des technologies de pointe. Parmi ses plus impressionnantes réussites figurent :

1932 : Première utilisation du Technicolor dans les dessins animés, avec « Flowers and Trees ».

1937 : Disney invente la caméra multiplans et l’utilise pour la première fois sur le court métrage animé « The Old Mill ». Le studio reçoit un Oscar technique spécial pour cette invention.

1937 : Premier long métrage d’animation, BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT NAINS.

1940 : Première utilisation du son stéréophonique au cinéma, développé sous le nom Fantasound pour FANTASIA.

1953 : Premier cartoon filmé en CinemaScope, « Toot, Whistle, Plunk and Boom ».

1961 : LES 101 DALMATIENS est le premier long métrage animé à utiliser la xérographie.

1982 : Premier film enregistré en son numérique avec le réenregistrement de FANTASIA.

1982 : Les animateurs Disney Glen Keane et John Lasseter (qui révolutionnera le numérique chez Pixar et réalisera plusieurs films pionniers en images de synthèse) expérimentent l’union de l’animation 2D et 3D avec un test de 90 secondes inspiré par « Where the Wild Things Are » de Maurice Sendak.

1985 : TARAM ET LE CHAUDRON MAGIQUE utilise l’animation par ordinateur pour plusieurs objets et effets, dont le chaudron.

1986 : L’animation par ordinateur fait un grand bond en avant avec BASIL DETECTIVE PRIVE : 54 engrenages en mouvement, treuils, roues, poulies et palans à l’intérieur de l’horloge de Big Ben sont animés par ordinateur.

1992 : Disney remporte un Oscar technique spécial pour la conception et le développement du système CAPS, un logiciel révolutionnaire d’animation assistée par ordinateur utilisé en postproduction développé en collaboration avec Pixar.

1995 : Disney sort TOY STORY, long métrage pionnier réalisé en images de synthèse, développé et produit en collaboration avec Pixar Animation Studios.

2000 : DINOSAURE, le film Disney, combine personnages en images de synthèse et décors en prises de vues réelles.

Avec CHICKEN LITTLE, Walt Disney Feature Animation ajoute à cette liste son premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse. Au-delà des possibilités des logiciels d’animation existants, les magiciens de la technique de Disney ont mis au point des logiciels exclusifs qui permettent d’aller plus loin encore dans la création.

Steve Goldberg, superviseur des effets visuels du film, observe : « Je suis venu chez Disney en 1990 parce que j’ai toujours su qu’il y avait moyen d’unir les talents artistiques du studio et l’image de synthèse. Cette rencontre offrait des perspectives fascinantes. 

« Avec CHICKEN LITTLE, pour la première fois, nous avons pu placer des outils extraordinaires entre les mains des plus grands artistes du cinéma. La technologie a atteint un niveau qui permet à ces artistes de travailler de façon intuitive. Il y a certains plans dans le film qui sont nés parce que les animateurs traditionnels ont littéralement brisé les règles et poussé le logiciel au-delà de ce qu’il était censé permettre. Il était hors de question de leur imposer des restrictions. Nous avons travaillé dur pour nous assurer que quoi qu’ils désirent, ils puissent l’obtenir. »

Le résultat final est un film en images de synthèse qui incorpore un grand nombre des principes de l’animation classique chers à Disney, comme le « squash and stretch », une technique qui permet de créer des mouvements extrêmes très fluides ne pouvant exister que dans un univers de dessin animé.

Mark Dindal explique : « Le squash and stretch permet d’insuffler de la vie et de l’énergie aux personnages. C’est une chose que l’on ressent, et c’est ce qui a fait la renommée de l’animation Disney. On croit absolument que ce que l’on voit est vrai. Nous avons aussi essayé d’apporter d’autres qualités de l’animation dessinée Disney à ce film. Il y a une certaine rondeur dans le trait des personnages qui rappelle les Disney des années 40 et 50, un design que j’aime vraiment et qui me parlait. Le rythme est unique, et les personnages possèdent une énergie vibrante. »

La scène du match de base-ball illustre bien l’adaptation du squash and stretch à l’animation par ordinateur.

« Pour cette scène, explique Dindal, nous avons étudié un dessin animé de Dingo de 1942, « How to Play Baseball ». Il y a dans ce cartoon une animation ronde qui nous plaisait beaucoup, avec des mouvements qui sont en fait des caricatures de mouvements. Nous avons encouragé notre équipe à aller vers les extrêmes. Le lanceur cigogne de CHICKEN LITTLE a des mouvements animés classiques chez Disney. Il y a une texture dans le mouvement, la mâchoire, le bec, les dents et les joues… Et lorsque la marmotte est renversée par le joueur de deuxième base, notre animateur Doug Bennett a ajouté ces effets de vent genre force G qui font ballotter ses joues… »

Donner aux animateurs un contrôle plus intuitif des mouvements des personnages a été la priorité pour Steve Goldberg et son collaborateur, le superviseur technique Eric Powers. Powers et son équipe ont écrit de nouveaux logiciels et de nouvelles plates-formes de propriétaire pour des programmes existants afin de permettre la gamme de mouvements et d’expressions voulue par les cinéastes.

Parmi les innovations Disney figure un nouvel assortiment d’outils appelé « chicken wire ». Les superviseurs techniques Kevin Geiger et Kyle Odermatt et leur équipe ont mis au point ces outils pour donner plus d’élasticité à l’expression des visages, et permettre aux animateurs de disposer de la même liberté qu’avec l’animation traditionnelle. Le chicken wire est un ensemble de déformateurs qui offre une fonctionnalité accrue. Ces outils sont la réponse à la critique communément répandue affirmant que les personnages en images de synthèse ressemblent trop à des marionnettes ou à des mannequins.

Kevin Geiger explique : « Le chicken wire permet à l’animateur de partir d’expressions faciales prédéfinies, et grâce à ces déformateurs, de leur faire subir des variations. Pour l’essentiel, cela apporte des formes et expressions supplémentaires à la base déjà disponible, et confère à l’animateur la capacité d’améliorer et d’affiner ce qui est fourni par les départements modélisation. Même ceux d’entre nous qui ont créé les modèles ont été surpris par ce que les animateurs ont pu en faire ! Ils ont pu s’approprier les personnages et les personnaliser exactement comme le fait un animateur traditionnel. Cela leur apporte une vraie touche Disney. »

Les animateurs ont également pu disposer d’un nouvel outil intuitif, le « shelf control », un diagramme du personnage pouvant être visualisé sur l’écran qui offre un lien direct avec les contrôles des différentes parties de son anatomie. Dans les films précédents, les animateurs devaient naviguer à travers de longues listes de codes complexes pour accéder à une région particulière du corps.

Pour finir, ces animateurs qui ont une formation de dessinateurs ont pu travailler sur de nouveaux écrans électroniques plats qui leur permettaient de dessiner les mouvements de leurs personnages sous forme d’esquisses numériques. Comme avec des flip books d’esquisses, l’ordinateur conserve chaque dessin électronique successif et permet à l’animateur de représenter son dessin 2D en quelques minutes.

Steve Goldberg conclut : « CHICKEN LITTLE constitue le fondement de ce que seront les futurs films Disney en images de synthèse. Nous avons désormais la possibilité de représenter tout ce qui sortira de l’imagination des artistes qui inventent nos histoires. Le studio apporte à l’infographie plus de 80 ans d’expérience dans l’animation, et notre objectif est de transmettre cet héritage à ce champ de narration. Nous n’avons pas pour objectif la technologie, mais la maîtrise de la technologie qui nous permettra de raconter ce que nous aimons. »

LE PREMIER DISNEY EN IMAGES DE SYNTHESE 

DONNER VIE AUX PERSONNAGES

Pour créer son premier long métrage réalisé en images de synthèse, Walt Disney Feature Animation a entrepris un ambitieux programme de formation pour ses artistes. Eamonn Butler, animateur formé initialement selon la technique traditionnelle en 2D, travaille sur ordinateur depuis douze ans. Il a rempli le rôle de superviseur de l’animation.

« Au début du projet CHICKEN LITTLE, explique-t-il, seule la moitié de nos animateurs avait travaillé avec l’infographie. Et il était très important pour Mark et Randy que nos artistes viennent de l’animation traditionnelle, particulièrement ceux avec qui ils avaient fait équipe sur KUZKO, L’EMPEREUR MEGALO. Nous avons donc dû former l’autre moitié de nos effectifs. Il nous a fallu 18 mois. Le programme se composait de 12 semaines d’introduction à l’ordinateur et à Maya, l’application standard dernier cri la plus largement utilisée pour la modélisation 3D, l’animation et les effets. C’est Walt Sturrock, de notre département Développement artistique, qui s’est chargé de cette partie. Nous avions des cours et des travaux pratiques à Burbank et Glendale presque 24 heures par jour. Les labos restaient ouverts, les gens pouvaient venir et utiliser les machines quand ils le voulaient, et nous proposions des cours tous les jours pendant 18 mois. C’était vraiment une énorme entreprise, la formation la plus pousséet la plus vaste que nous ayons jamais faite au studio. Ce qui est impressionnant, c’est que nous avons obtenu un taux de succès de presque 100 %.

« A titre personnel, je me souviens combien j’étais horrifié quand j’ai dû passer de la 2D à la 3D, raconte Eamonn Butler, et je me suis servi de mon expérience pour aider les autres à s’adapter. Nous avons structuré un programme qui a vraiment aidé ces artistes à conserver ce qui faisait toute la qualité de leur art, de façon à ce que même s’ils travaillent désormais avec une souris et un clavier au lieu d’un crayon, ils puissent toujours dessiner selon leurs connaissances de l’animation et leur talent personnel. Nous avons travaillé à développer des outils qui permettent à des animateurs traditionnels de capitaliser sur leur don et leur talent. »

Jason Ryan, animateur infographiste vétéran et superviseur de l’animation du personnage de Chicken Little, note : « C’est le film le plus amusant sur lequel j’aie travaillé parce que nous avons utilisé nombre des vieux trucs de la 2D, des choses comme le squash and stretch, des smear frames (un faux floutage entre deux images dans les scènes à action rapide), un timing vraiment dynamique et un jeu prononcé pour les personnages. Il y a beaucoup de subtilité dans le « jeu d’acteur ». C’est vraiment un pas en avant pour Disney parce que nos personnages ne sont plus du tout des marionnettes. Ils ont une vraie crédibilité. Nous avons réussi à transposer la qualité et la souplesse du dessin à la main vers l’infographie, et le potentiel est illimité. 

« Animer Chicken Little a vraiment été génial, ajoute-t-il. J’adore faire ce genre d’action cartoonesque où ça fuse ! Chicken Little est si petit qu’on imagine parfaitement qu’il puisse bouger aussi vite. Un moment il est là, l’instant d’après il est à l’autre bout…. Zach Braff, sa voix originale, a été une véritable inspiration, parce qu’il parle très vite mais de façon très compréhensible. C’est un rythme comique inhabituel, et il sait donner à sa voix des nuances qui convenaient à merveille au personnage.

Zach Braff observe : « Mon personnage est l’outsider ultime. Il est tout petit, et incroyablement déterminé, mais rien ne se passe jamais bien pour lui. Tout le monde sait ce que c’est d’être dans la position du plus faible. On connaît tous ce sentiment que le monde entier est contre vous. Chicken Little essaie seulement de faire ses preuves. Je crois que beaucoup de gamins, en particulier, connaissent ce sentiment d’exclusion. »

L’acteur poursuit : « Il est tout petit, et il doit sauver le monde. C’est l’une des choses amusantes du film. Personne ne le pense capable de faire quoi que ce soit, tout le monde le croit fou. Il y a aussi un message sur la capacité à dialoguer, à parler librement avec ses parents. Chicken Little et son père communiquent mal, de façon malaisée, maladroite, ils ne parlent pas franchement l’un avec l’autre. Quand le petit poulet dit finalement à son père comment il se sent réellement, c’est un tournant dans l’histoire. »

Zach Braff ajoute : « Mon seul regret, c’est qu’ils m’ont fait chanter faux sur ce film… Je ne chante pas trop mal en réalité, et maintenant tout le monde va croire que je chante comme une casserole ! Mais sérieusement, j’ai adoré faire ce film. C’est une aventure passionnante, pleine d’excitation, et on est pris jusqu’au bout. On sait qu’un film est bon quand on se retrouve, adulte, au bord de son siège, à encourager un poulet qui essaie de marquer dans un match de base-ball… »

L’animateur Doug Bennett a supervisé deux des personnages les plus marquants du film, Boulard le petit cochon et Fish le poisson. « Boulard m’a plu tout de suite, raconte Bennett. C’est un personnage doté d’un physique volumineux et de toutes petites mains, de tout petits pieds. L’une des directions que m’a données Mark a été : si Boulard entend un grand bruit derrière lui, il ne va pas tordre le cou pour regarder derrière lui. Il sursaute, puis il fait de tout petits pas pour se retourner. Cette limite apporte beaucoup à ce personnage. Je l’ai vu comme une sorte de Oliver Hardy avec des mouvements délicats. Il est très costaud et pourtant, léger sur ses pattes. Ma scène préférée est celle où il est frappé par les balles pendant le jeu de ballon. Il offre un grand contraste avec Fish, qui lui, est capable de presque toutes les éviter.

« Fish est un étudiant venu du fond de l’océan dans le cadre d’un échange interscolaire, et il est tout simplement stupéfait par ce qu’il découvre sur la terre ferme. Il est émerveillé, comme un enfant. Il bouge un peu comme Charlie Chaplin. Il n’a ni jambes ni doigts, ce qui signifie qu’il doit enrouler ses nageoires autour des objets pour les saisir. La majeure partie de ses émotions vient de l’expression de ses yeux et de son langage corporel. Tout le monde l’aime bien parce qu’il positive toujours et qu’il est complètement inconscient du danger. Son rôle est double dans l’histoire : il offre des intermèdes comiques et il complexifie l’intrigue. 

« Steve Zahn, sa voix originale, est un maître de l’improvisation. Avec une simple réplique, il part dans toutes les directions et vous offre d’infinies possibilités d’animation. Il s’investit totalement et il est hilarant à regarder. »

Nik Ranieri est l’un des meilleurs animateurs Disney depuis son animation de Lumière, le chandelier de LA BELLE ET LA BETE en 1989. Il a par la suite supervisé Meeko dans POCAHONTAS, Hadès dans HERCULE, et Kuzco dans KUZCO, L’EMPEREUR MEGALO. Pour CHICKEN LITTLE, il est passé de l’animation traditionnelle à l’image de synthèse afin de superviser le personnage de Buck.

« Au début, raconte-t-il, l’animation avec un ordinateur est un peu comme travailler avec des bras robotiques. Il faut employer certains contrôles pour déplacer quelque chose qu’on pourrait manier tout aussi facilement avec sa propre main, mais on est obligé d’utiliser un intermédiaire. C’est presque comme conduire une voiture. Au final, la voiture devient une partie de vous, et réagit comme vous voulez qu’elle réagisse. Mais au début, vous avez l’impression d’être dans une grande machine… J’ai fini par me sentir à l’aise quand j’ai été capable de me représenter le chemin qu’il fallait suivre pour obtenir la prestation que je voulais. 

« Venir de l’animation traditionnelle où l’on dessine à la main présente beaucoup d’avantages pour l’animation par infographie. Savoir comment placer le personnage et ce dont il aura l’air à la caméra sont des choses vitales pour créer une interprétation plaisante et crédible. Il y a trois étapes de base pour apprendre l’animation par ordinateur. Vous commencez en général quand les personnages ont l’air de robots. Ensuite, vous obtenez un résultat un peu meilleur, et ils ont l’air de marionnettes bien faites. Le troisième stade, c’est là où vous voulez aller : leur donner vie comme des personnages de chair et de sang. Ce qui est fantastique avec l’animation par ordinateur, c’est qu’elle vous libère en vous permettant de vous concentrer sur l’interprétation. »

Nik Ranieri poursuit : « Animer Buck a été un challenge parce que le personnage est grand et lourd, et qu’il fallait faire passer cette notion de poids dans ses mouvements. C’est également très difficile de traduire les émotions d’un personnage doté d’un bec ! Nous avons pris beaucoup de libertés… Heureusement que la plupart des gens n’ont pas de bec, ils seront plus tolérants ! En lui prêtant sa voix dans la version originale, Garry Marshall a apporté une attitude chaleureuse au personnage. Ce rôle était fait pour lui. Il a un vrai sens du rythme de la comédie. »

Randy Fullmer observe : « Garry incarne toute la chaleur et l’humour que nous voulions donner à Buck. Buck est quelqu’un d’attentif qui veille sur Chicken Little, mais il manque de subtilité, parce qu’il ne fait pas attention. Pourtant, au fond, il a un cœur d’or. »

Parmi les autres animateurs, Tony Smeed a animé Abby, Dick Zondag s’est chargé de Mr le Maire et des Aliens, et Mark Austin a supervisé l’animation de Foxy et de Lucy.

Mark Dindal précise : « Joan Cusack est une femme chaleureuse et sensible dans la vie, et cela passe à travers son personnage : elle donne à Abby la voix de la raison et du calme. Elle lui offre sa nature posée, réfléchie, on a l’impression de la connaître. Quant à Don Knotts, il a apporté au Maire son anxiété, sa confusion et sa distraction. Il a joué beaucoup de personnages de ce genre dans sa carrière, et celui-ci lui allait comme un gant. »

BIENVENUE A OAKEY OAKS  

DECORS, DIRECTION ARTISTIQUE ET CREATION DES PERSONNAGES 

Imaginez une petite ville où les poulets jouent au base-ball et roulent dans des voitures en forme d’œuf, où des taureaux tiennent un magasin de porcelaine, et les chauves-souris sont ophtalmologistes… Des pingouins ont une boutique de smokings, les moutons sont barbiers, un ver vend des livres, les souris tiennent la boutique de fromage, et le maire est un vrai dindon… Bienvenue à Oakey Oaks, une ville célèbre pour ses glands, et son petit poulet qui a paniqué tout le monde quand il a cru que le ciel s’écroulait…

Dès le départ, le réalisateur Mark Dindal a eu une idée précise de ce à quoi allait ressembler l’univers de Chicken Little. Il a regardé des livres pour enfants, des dessins d’enfants, et a décidé d’en conserver la simplicité et l’émotion brute. Pour concrétiser sa vision, il a fait appel au créateur des décors David Womersley, au designer Mc George, et aux directeurs artistiques Ian Gooding et Dan Cooper. Ces hommes sont à la base d’un style visuel parmi les plus imaginatifs, les plus fantastiques et les plus originaux jamais vus au cinéma.

David Womersley raconte : « Nous avons commencé à dessiner la ville en même temps que les personnages. Mark voulait vraiment utiliser le squash and stretch pour ses personnages et leur donner un petit quelque chose du cartoon, même s’il s’agissait de 3D. Il voulait que Oakey Oaks ait ce style cartoonesque solide, dense… Nous avons donc établi quelques règles simples : très peu de lignes droites, pas de parallèles, pas d’angles droits ni de cercles concentriques. S’il devait y avoir une ligne droite, il fallait qu’elle soit brisée. Nous avons ignoré toute la géométrie apprise à l’école ! Nous avons également joué avec la perspective. »

Le créateur des décors poursuit : « La tendance avec les films en images de synthèse est d’essayer de représenter les choses telles qu’elles sont dans la réalité. Certains cinéastes passent un temps infini à essayer de représenter les cheveux et les vêtements exactement comme en vrai. Nous, nous devions faire un monde dans lequel il est impossible d’aller, un monde de pure fiction ! Nous avons dessiné tous les accessoires et les décors avec un look un peu bizarre.

« Oakey Oaks donne le sentiment d’être une toute petite ville. Quand les Aliens débarquent depuis l’immensité de l’espace, c’est comme un film des années 50. L’invasion semble d’autant plus vaste que la ville est minuscule. Nous avons pu ainsi explorer quelque chose de plus intime. Nous nous concentrons sur les personnages et la manière dont ils vivent dans leur environnement. »

De nombreux accessoires et éléments de décor ont été conçus spécifiquement pour les habitants et contribuent au style particulier de Oakey Oaks. Buck et Chicken Little vivent dans un pavillon de banlieue qui emprunte certaines de ses caractéristiques à un poulailler. Ils se déplacent dans une voiture en forme d’œuf, et on retrouve le thème de l’œuf dans nombre des éléments de décoration de la maison, du tapis de la chambre aux abat-jour.

Ian Gooding et Dan Cooper, les directeurs artistiques, ont été chargés de sélectionner les couleurs et les textures appropriées aux concepts visuels dessinés par Womersley et George, contribuant ainsi à créer l’atmosphère du film.

Gooding explique : « Mark voulait que ce film fasse penser aux Disney des années 50 en termes d’agencement et de couleurs. Il voue une admiration particulière à une artiste légendaire de chez Disney, la styliste couleurs Mary Blair. Nous nous sommes inspirés de ses livres pour enfants et des films comme ALICE AU PAYS DES MERVEILLES et PETER PAN, qu’elle a influencés. Nous avons étudié la manière dont elle plaçait les éléments dans ses images et comment elle utilisait des sources de lumière savamment placées pour attirer l’œil sur tel ou tel personnage ou action. Mark cherchait à ce que les personnages soient mis en valeur soit en foncé sur fond clair, soit en clair sur fond foncé. Nous les avons voulus simples, faciles à reconnaître et à identifier, rapides à cerner. »

Terry Moews, superviseur du layout - la composition d’image - a lui aussi joué un rôle important dans la création du style visuel du film. Avec son expérience dans le cadrage et la photo de films en prises de vues réelles, il a apporté certains mouvements de caméra inédits et spectaculaires aux scènes d’action, a renforcé la profondeur de chaque scène, et a donné à la ville une impression de décalage et de léger déséquilibre.

Il explique : « Je voulais offrir à Mark la possibilité de filmer comme avec une caméra à l’épaule. Le public a l’habitude de ce genre d’images dans les films en prises de vues réelles, et en bénéficier ici ajoute à la vraisemblance du ressenti. Nous avons réussi a donner un léger flottement à la caméra, ce qui engendre le même genre d’impression que celle produite par des images filmées en reportage. La caméra devient elle-même un élément de narration, actif et vibrant, qui se marie bien au concept squash and stretch que recherchait Mark. »

Mark Dindal et Joe Moshier se sont chargés de la création graphique des personnages. Ils ont cherché à les rendre sympathiques pour les spectateurs et drôles à animer pour les animateurs.

Moshier raconte : « Je commence d’habitude le processus de création visuelle en lisant le scénario ou en regardant les storyboards. Quel que soit le support, 2D ou 3D, mon objectif est de créer des personnages qui puissent susciter une réponse émotionnelle chez le spectateur. Les gens réagissent aux formes et aux proportions. Les personnages doivent être agréables à regarder, attirants, amusants. Ils doivent donner l’envie de leur rendre une petite visite dans ce monde imaginaire. J’ai toujours eu envie d’aller voir des personnages comme Baloo et Mr Mouche et de jouer avec eux ! 

« Quand j’ai dessiné Mr le Maire, j’ai pensé à Don Knotts dans le rôle de Mr. Furley dans la série « Three’s Company » et à la manière dont il s’excitait, comment les yeux lui sortaient de la tête et comment il plissait les lèvres. J’ai fait des feuilles de modèles avec ce type d’expressions et cela fonctionnait très bien. Pour Buck, j’ai pensé à deux des caractéristiques de Garry Marshall, et j’ai essayé de les incorporer au personnage : ses sourcils et ses dents. »

LA MUSIQUE QUI MET LE FEU A LA BASSE-COUR… 

Le compositeur John Debney, nommé à l’Oscar pour la musique de LA PASSION DU CHRIST, a travaillé en étroite collaboration avec les cinéastes pour composer une bande originale dynamique combinant des influences de la musique Americana, des films de science-fiction des années 50 et des hits des années 70. De nouveaux enregistrements de ces derniers, ainsi que des prestations des artistes originaux ajoutent encore au dynamisme de la musique.

Le producteur Randy Fullmer explique : « Avec Chris Montan, le président de la musique chez Disney, et Tom MacDougall, vice-président, nous avons choisi les chansons qui correspondent le mieux à chaque moment pris individuellement. Mark et moi aimons tous les deux les bonnes mélodies et il se trouve que certaines des meilleures chansons datent des environs des années 70. On retrouve ainsi « We Are the Champions », « I Will Survive », « Stayin’ Alive », « Ain’t No Moutain High Enough » par Diana Ross, et « Don’t Go Breaking My Heart ». Il y a aussi des chansons d’autres époques, comme « Stir it Up », « It’s the End of the World as We Know It », « Lollipop » et« Wannabe », parce qu’elles correspondaient parfaitement à l’émotion recherchée. »

Les cinéastes se sont tournés vers le très populaire groupe Barenaked Ladies pour créer une nouvelle chanson, « One Little Slip », qui illustre musicalement la situation de Chicken Little au début du film, quand il essaie d’affronter son tristement célèbre passé. Accompagnée par un montage plein de vivacité de ses activités, cette chanson prenante illustre les efforts du petit poulet pour améliorer son image et faire oublier le passé.

Mark Dindal confie : « Nous avons toujours été des fans de Barenaked Ladies. Ils ont la même sensibilité que nous et leurs chansons sont pleines de vie. Ils ont tout de suite accroché sur le thème et ont apporté une belle énergie à la scène. Je voulais une chanson qui donne un sentiment positif sur ce petit personnage qui a tout le monde contre lui et ne veut pas abandonner. Cette chanson est un peu son hymne, elle parle aussi de son combat. Barenaked Ladies a mis le doigt dessus et a vraiment beaucoup apporté au film. »

John Ondrasik, chanteur et auteur-compositeur du groupe Five for Fighting, interprète « All I Know », un nouvel enregistrement du tube de Jimmy Webb rendu très populaire en 1973 par Art Garfunkel. Son interprétation de ce succès de la pop souligne un moment émouvant où Chicken Little lutte pour essayer de gagner le respect et le soutien de son père.

Randy Fullmer note : « La voix de John a une pureté, une clarté particulière, et sa version de cette chanson paraissait parfaite pour le film. Il s’est senti très proche de cette idée d’un garçon qui lutte pour que son père le regarde, de ce qu’il doit ressentir. Il a saisi l’émotion, et quand nous avons écouté son enregistrement, nous avons versé quelques larmes… »

Pour le nouvel enregistrement de « Stir it Up » de Allee Willis, les cinéastes ont fait appel à la chanteuse couronnée d’un Grammy Award, Patti LaBelle, qui avait chanté une version de cette même chanson pour le film de 1984 LE FLIC DE BEVERLY HILLS, et au jeune chanteur anglais Joss Stone. Le résultat est l’un des grands moments musicaux du film.

On peut également entendre une nouvelle version du hit de 1963 « Shake a Tail Feather » chanté par les Cheetah Girls, un groupe féminin populaire qui a été la vedette d’un téléfilm et a sorti un album.

Concernant la musique originale du film, le compositeur John Debney s’est inspiré de nombreux thèmes et styles musicaux différents pour rehausser l’ambiance éclectique du film. Il a dirigé un orchestre de 92 musiciens.

Le compositeur observe : « Mon travail consiste à donner vie à chacune des images du film. Il faut parfois savoir se faire discret, et à d’autres moments il faut que la musique soit très présente. Mark a des idées très précises sur la comédie et son rythme. Il veut que la musique disparaisse à certains moments pour mieux revenir en force à d’autres. J’ai beaucoup appris en travaillant à ses côtés. C’est un véritable artisan, il sait vraiment comment utiliser la musique pour souligner un dialogue ou un moment d’humour. »

Debney poursuit : « La musique de ce film doit beaucoup à l’Americana, un style que nous avons utilisé pour certains des moments les plus forts au plan émotionnel. D’autre part, il y a aussi ces Aliens qui débarquent dans cette petite ville, j’ai donc composé une musique en hommage aux films de S.F. des années 50 - je suis un vrai fan du genre. Avec une histoire capable de passer de moments riches en émotion à une attaque d’extraterrestres, l’éclectisme était le maître mot des partitions ! J’aime beaucoup la relation entre Chicken Little et son père. Elle parle à tout le monde, et c’est elle qui est au cœur du film. 

« J’admire vraiment l’animation, et j’ai beaucoup travaillé sur des films du genre. CHICKEN LITTLE est vraiment à part. Et ce qui est certain, c’est qu’aucune bande originale ne comprend autant de styles musicaux différents que celle-ci ! »

CHIFFRES A DONNER LA CHAIR DE POULE 

Chicken Little possède plus de 76 000 plumes individuelles, dont 55 000 sur la tête et plus de 9 000 sur chaque bras. Il a plusieurs sortes de plumes - des longues, des « ordinaires », et d’autres, plus petites et plus pelucheuses, du duvet situé sous les plumes « ordinaires ».

Les personnages numériques sont faits de polygones individuels qui leur donnent leur forme et leur permettent de bouger. Chicken Little est constitué de 5 636 polygones, Boulard de 6 627, et Abby de 12 781 (dont presque la moitié uniquement pour ses cheveux.)

Il y a environ 600 muscles dans le corps humain. Bien que petit, Chicken Little en possède 700, que les animateurs déplacent et contrôlent pour obtenir l’interprétation souhaitée.

Dans la ville de Oakey Oaks, on trouve plusieurs espèces d’arbres. Chacun a entre 15 000 et 20 000 feuilles individuelles, qui ont « poussé » en utilisant le même logiciel et la même technologie que ceux qui ont permis de doter les personnages de poils et de plumes.


Source : Buena Vista International
 
 
Sites Officiels:
Chicken Little (Fr)
Chicken Little (Eng)
 
 
Fiche technique :
Réalisateur MARK DINDAL
Producteur RANDY FULLMER
Scénaristes STEVE BENCICH & RON J. FRIEDMAN, RON ANDERSON
Sur une histoire de MARK DINDAL, MARK KENNEDY
Composition de la musique et direction d’orchestre JOHN DEBNEY
Producteur associé PETER DEL VECHO
Superviseur des effets visuels STEVE GOLDBERG
Superviseurs techniques ERIC POWERS, KEVIN GEIGER, KYLE ODERMATT
Superviseur de l’animation EAMONN BUTLER
Les affiches :
 
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