Hustle & Flow ,2005 Usa

Sortie prévue le 07 Decembre 2005

DJay est à un tournant. Vivre de magouilles et d’expédients, survivre au jour le jour sans perspective d’avenir ne suffi t plus à l’approche de la trentaine, lorsque s’envolent nos rêves de jeunesse. Proxénète par nécessité plus que par vocation, DJay se cherche une nouvelle voie d’urgence.

Une rencontre de hasard avec un vieil ami, Key, ingénieur du son aspirant à une carrière musicale, éveille en lui un talent insoupçonné. DJay se lance fi évreusement dans le rap free style, mettant en musique sa vie et ses tribulations de «hustler» de Memphis. Un excentrique virtuose des synthés, Shelby, et deux «gagneuses», Shug et Nola, s’associent à la préparation de la première démo de DJay, que celui-ci va s’efforcer de placer auprès de la superstar du rap, Skinny Black.

Mais on ne quitte pas du jour au lendemain le «hustle» pour le «flow», et un drame sanglant va brutalement remettre en question les efforts de la petite bande…

Notes de production:

«C’est une histoire de Memphis – l’histoire d’un homme qui cherche de toutes ses forces à s’exprimer à travers la musique», explique le scénariste-réalisateur d’HUSTLE & FLOW, Craig Brewer. «La musique est notre langage commun ; ses pulsations nous permettent d’exprimer le plus directement nos dons, notre personnalité, nos luttes, nos amours, nos douleurs.»

HUSTLE & FLOW est l’histoire de DJay, un petit «hustler» (souteneur) qui finit par trouver le moyen de concrétiser ses rêves – une histoire universelle inscrite dans l’univers du hip-hop de Memphis, imprégnée des rythmes de cette ville, soutenue par l’interprétation virtuose de Terrence Howard et la présence d’artistes novateurs transcendant les barrières des genres musicaux. Le film, produit par John Singleton (BOYZ 'N THE HOOD, FOUR BROTHERS, 2FAST 2 FURIOUS), a obtenu le Prix du Public et le Prix de la meilleure photo au Festival de Sundance 2005.

John Singleton :

«Le hip-hop a investi la culture populaire pour y occuper la place que tenait jadis le rock. Craig connaît ce monde et, plus particulièrement, la scène de Memphis, comme sa poche.»

Craig Brewer :

«L’histoire de DJay est aussi profondément ancrée dans la réalité de Memphis que celle d’Elvis ou d’Isaac Hayes. Ces gars ne disposaient pas de grands moyens, mais c’est précisément cela qui leur a permis de devenir d’immenses artistes.»

C’est un drame familial qui a inspiré à Brewer le désir de faire ce film.

Craig Brewer :

«Mon père, qui n’avait jamais bu ni fumé, venait de succomber à une crise cardiaque. Lorsqu’un fils unique voit son père disparaître brutalement à 49 ans, il ne peut s’empêcher de se poser des questions. À 27 ans, j’ai eu soudain l’impression d’avoir déjà vécu plus de la moitié de ma vie.

En repérages à Memphis pour un autre projet, je fus abordé par un «hustler» qui tentait de me fourguer sa «turfeuse». Rien n’aurait pu arrêter sa tchatche infernale, il ne voulait plus me lâcher et était même prêt à me vendre sa voiture! Je me suis dit : «Supposons que ce type traverse ma propre crise existentielle, et qu’il lui prenne l’envie de faire quelque chose de constructif. Comment cet élan de créativité se traduirait-il ?» Il m’a semblé qu’il s’exprimerait le plus naturellement du monde à travers la musique – c’est-à-dire, à Memphis, par le biais du hip-hop.»

C’est sur ces prémices que Brewer créa le personnage de DJay, l’homme qui met sa vie en musique et qui tire de son «hustle» un «flow» – une cadence, un flux de mots, de sons et de rythmes. «J’ai dû mettre en veilleuse 80% de ma personnalité pour capter ce qui fait la singularité de DJay», explique son interprète, Terrence Howard. «Ce type n’a qu’une obsession : survivre. Craig m’a dit une fois : «Il est moins futé que toi, souviens-toi qu’il n’a que des moyens très limités.»

Pour se familiariser avec les vies des «hustlers» de Memphis, l’acteur passa quelque temps avec Juicy J, du groupe local «Three 6 Mafia.»

Terrence Howard :

«Juicy J m’a appris qu’un homme comme DJay ne peut se laisser influencer par une quelconque émotion sans se mettre en danger, sans compromettre ses chances de survie.

HUSTLE & FLOW n’en traite pas moins d’un besoin universel : s’améliorer. Quel que soit notre style de vie, nous pouvons sympathiser avec les ambitions de DJay, car nous voyons qu’il se bat pour devenir meilleur. Nous avons tous ressenti cette aspiration. Lorsqu’elle disparaît, notre flamme n’est pas loin de s’éteindre.» L’obstination de DJay est à coup sûr partagée par son scénariste-réalisateur , qui a consacré trois ans d’efforts à mettre en route le projet.

Craig Brewer :

«C’est vrai, je me comporte souvent comme DJay! Réaliser de petits films indépendants fauchés, dans des conditions proches de la guérilla, vous apprend la débrouille. Même après mon arrivée à Hollywood, j’ai réalisé qu’il me faudrait encore m’accrocher et baratiner pour avoir une chance de faire passer mon «flow».

Bien que le «facteur racial» soit absent de HUSTLE & FLOW, certains se demandèrent pourquoi un «réalisateur blanc» tenait à raconter cette histoire.

Craig Brewer :

«Elle ne parle pas de Blancs et de Noirs, mais d’un monde que je connais bien. J’ai cherché, à travers DJay, à dépasser les stéréotypes et à construire un personnage complexe. Je n’ai pas glorifi é son style de vie, j’ai voulu que le public perçoive son humanité sans méconnaître pour autant ses défauts. Ce qui m’intéresse chez lui, c’est la façon dont il réagit à certaines situations, compte tenu de son immaturité émotionnelle et de son médiocre statut social.»

Après avoir fini le scénario, Brewer se découvrit une admiratrice inconditionnelle en la personne de la productrice Stephanie Allain. «Elle a bossé trois ans sur le projet. J’étais parfois tenté de raccrocher, mais elle ne me l’a jamais permis. Elle m’a payé le voyage à Los Angeles, et il lui est même arrivé de régler mon loyer!»

Stephanie Allain :

«Le script m’a transportée. J’ai eu l’impression d’être entre les mains d’un maître du cinéma. Craig n’a pas eu peur de confronter des personnages complexes à des situations désespérées et de mettre leur coeur à nu.»

Stephanie Allain ne se contenta pas de frapper à toutes les portes, elle vendit sa maison pour continuer à se battre pour le fi lm et offrir de bonnes conditions de tournage à Brewer.

Craig Brewer :

«Elle m’a dit : «Vingt mille dollars t’ont suffi à réussir ton premier film. voyons ce que tu feras avec 400 000!»

Il y a quinze ans, Stephanie Allain travaillait comme Chargée de création chez Columbia Pictures. C’est à ce titre qu’elle avait proposé au studio le film qui révélerait John Singleton : BOYZ 'N THE HOOD. Elle se demanda maintenant si celui-ci ne serait pas disposé à financer avec elle le projet HUSTLE & FLOW…

John Singleton :

«Le script m’a époustouflé. C’était radicalement différent de tout que j’avais pu lire. J’ai adoré cette audace. Et après avoir vu le premier film de Craig, je me suis dit : «Ce type sait y faire!» Singleton était prêt à soutenir le projet, et même à lui donner une ampleur dont Allain et Brewer n’avaient pas osé rêver.

Craig Brewer :

«John m’a dit : «Mec, t’as besoin d’un plus gros budget». Faisons les choses comme il faut.»

Singleton espérait sans doute que sa réputation faciliterait le financement. Il n’en fut rien. Après un an de vains efforts, il prit une décision aussi rare que courageuse : compléter le financement avec son propre argent.

Craig Brewer :

«John n’ignorait pas que je suis un cinéaste «régionaliste» et que je tenterais de faire à Memphis ce qu’il a fait dans le quartier de South Central. Nous aimons tous deux explorer le même type de personnage, évoquer les problèmes qui surgissent entre hommes et femmes, et qui ne sont pas toujours plaisants. Nous nous sommes retrouvés sans peine sur la même longueur d’onde.»

La confiance de Singleton fut récompensée lorsque HUSTLE & FLOW reçut le Prix du Public à Sundance.

Stephanie Allain :

«En nous engageant sur ce film, nous avons tous essayé de sortir des sentiers battus. John voulait travailler en marge des studios, Terrence voulait tenter un premier rôle, et Anthony Anderson s’essayer à un emploi sérieux. Nous sommes devenus une petite famille au sein de laquelle Craig a joué le rôle leader de DJay en nous aidant à concrétiser notre rêve.»


Source : UIP
 
 
 
Sites Officiels:
Hustle & Flow (Eng)
Hustle & Flow (Fr)
 
 
Fiche artistique :
D-Jay : Terrence Howard
Key : Anthony Anderson
Nola : Taryn Manning
Shug : Taraji P. Henson
Shelby : Dj Qualls
Skinny Black : Chris "Ludacris" Bridges
Lexus : Paula Jai Parker
Yvette : Elise Neal
Fiche technique :
Réalisation et scénario : Craig Brewer
Production : John Singleton et Stéphanie Allain
Producteur exécutif : Dwight Williams
Directeur de la photographie : Amelia Vincent
Décors : Keith Brian Burns
Costumes : Paul Simmons
Montage : Billy Fox
Musique : Scott Bomar
Les affiches :
 
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