New York 1933 : - renaissance d’une ville

Sortie prévue le 14 Decembre 2005

L’autre décor légendaire de KING KONG est le New York de 1933. En faisant appel aux technologies de pointe développées pour LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, l’équipe Effets visuels fut à même d’inverser le cours du temps et de recréer une ville depuis longtemps disparue. New York a subi de telles transformations au cours des 72 dernières années que la seule solution viable consistait à «bâtir» de toutes pièces un environnement virtuel.

Décor 100% fictif, Skull Island avait été l’occasion de laisser libre cours à l’imagination. À l’inverse, le New York de KING KONG serait la copie conforme des paysages urbains de 1933, réalisée à partir d’une abondante iconographie. Ces documents d’époque étant en noir et blanc, il fallut d’abord mettre au point une palette expérimentale reflétant les couleurs des bâtiments historiques encore en existence. Partant de là, il fut possible, à l’aide de logiciels propriétaires, de commencer à reconstruire la ville dans le strict respect des styles architecturaux de l’époque.

Eileen Moran (Productrice des effets visuels) :

«C’était fascinant de voir renaître toute la cité en 3-D. Le superviseur infographique Chris White a écrit un programme qui permettait de créer des blocs entiers d’immeubles conformes dans les moindres détails à la réalité historique. Notre ville est à l’image exacte des superbes photos aériennes des années 30 qui nous servirent de référence. »

L’ensemble, qui demanda plus d’un an de travail, comprend :

• 57 468 bâtiments de Manhattan, construits à partir de 22 000 composants

• 32 893 bâtiments de Queens, Brooklyn et du New Jersey

• 51 immeubles «vedettes»

Toutes ces structures sont en 3-D et un programme spécial fut mis au point pour permettre aux infographistes et à Jackson de «survoler» en toute liberté la quasi totalité de cette cité virtuelle.

Les toits de New York n’ont plus la même apparence que dans les années 30 et même les structures d’époque n’auraient pas été utilisables «en l’état». Objets d’une attention toute particulière, ces toits sont visibles durant la scène finale de l’ascension de l’Empire State Building.

Weta Digital élabora aussi un logiciel «intempéries» simulant des chutes de pluie et de neige sur Manhattan.

Cette cité virtuelle se prêtait aux scènes de jour comme aux scènes de nuit. Lorsque la façade d’un immeuble s’illuminait, tous les intérieurs (numériques) apparaissaient derrière les fenêtres, avec un grand luxe de détails.

Les intérieurs

KING KONG n’en demandait pas moins une série de décors naturels et «en dur». La majorité de ceux-ci furent construits aux Stone Street Studios de Miramar (Nouvelle-Zélande). Le «Plateau Kong», que l’on dit être l’un des plus vastes de l’hémisphère sud, mesurait 2276 m2 et fut achevé juste avant le début du tournage. Un ancien parking, équipé selon les circonstances de fonds bleus ou verts fut utilisé pour divers décors extérieurs, dont la Venture.

Parmi les autres sites notables figurent le terrain de Windy Point et sa falaise, à une dizaine de minutes du studio ; Seaview, où furent recréées les rues peuplées de New York ; Mt. Crawford, qui servit de réplique à la muraille de Skull Island.

Les scènes de music-hall furent tournées dans le vénérable Opéra de Wellington et celle de la présentation de Kong captif au Civic Theatre d’Auckland. La salle, construite en 1929 et récemment restaurée, compte 2350 sièges. La scène ou Kong se libère mobilisa 250 techniciens et près de 500 figurants locaux «démultipliés» en post-production pour donner l’illusion d’une salle comble.

S’inspirant des illustrations de Gustave Doré, le chef décorateur Grant Major veilla à la parfaite homogénéité de l’ensemble décors/miniatures/éléments virtuels.

«Le travail du décorateur évolue désormais au rythme des avancées technologiques. Le service déco continue de construire de grands décors, mais ce sont plus souvent des fragments de décors que des environnements complets. Le fond bleu, maintenant si répandu, vous permet de pointer la caméra dans n’importe quelle direction, sachant que le numérique autorise toutes les manipulations d’images concevables. Le travail du décorateur s’oriente donc de plus en plus vers la création d’environnements virtuels.»

La Venture est le plus gros «accessoire» du film. Il s’agissait à l’origine d’un caboteur, le Maniua, aux formes caractéristiques des années 20 et 30, dont l’équipe réaménagea les superstructures. Le bateau prit la mer pour diverses scènes tournées en seconde équipe et servit de référence visuelle aux artistes et techniciens Weta dans l’élaboration de divers intérieurs, modèles réduits et répliques numériques de la Venture.

Une version en dur de celle-ci fut assemblée aux Stone Street Studios et montée sur vérins de manière à pouvoir basculer de 15° durant l’échouage sur Skull Island.

Sur l’île, cinq jungles distinctes furent construites, avec chacune une aire principale de tournage, entourée de trois ou quatre autres aires secondaires. Des rochers de caoutchouc jonchaient le sol au milieu d’une épaisse végétation naturelle dont l’entretien mobilisa une armée de paysagistes.

Les rues de New York sont les décors les plus amples et les plus complexes du film. Ils furent implantés à Seaview, un terrain de 200 x 160 mètres, et comprennent plusieurs pâtés de maisons, quelques 80 devantures de boutiques, un vrai restaurant italien, l’extérieur de l’Alhambra, des répliques de Macy’s, de l’Empire State Building, du Globe Theatre et de Tenement Street.

Le service déco construisit aussi la réplique très minutieuse d’un avion de combat de la Navy à partir de plans et photos d’époque et l’équipa de mitrailleuses opérationnelles tirant à blanc.

L’équipe prospecta toute la Nouvelle-Zélande pour réunir une vingtaine de voitures d’époque et quatre camions, convertis pour la conduite à droite. Des collectionneurs et membres de clubs automobiles fournirent environ 70 véhicules «vintage».

Le service costumes, rassemblant de 20 à 50 collaborateurs sous la direction de Terry Ryan, s’appuya sur une vaste documentation (livres, dessins, sources publiques et privées, sites Internet, etc.) pour réunir et/ou dupliquer les dizaines de costumes d’époque nécessaires. L’ensemble, haut en couleur et varié à souhait, reflète la diversité des personnages, de la star «montante» Ann Darrow au malodorant cuistot Lumpy, en passant par les représentants de la haute société new-yorkaise, les danseuses de cabaret, les chômeurs, etc.

Au terme de ce voyage au long cours, commencé à l’âge de huit ans, Peter Jackson souhaite simplement «que KING KONG offre au public une expérience stimulante et riche en émotions. Le cinéaste a pour mission première de divertir le spectateur, mais je pense que c’est une belle chose de faire naître en lui certaines émotions et réflexions. J’espère donc que vous pourrez vous investir dans ces personnages, ainsi que dans notre Kong, noble, brutal et terrifiant. J’espère enfin que vous serez sensible à sa tragédie – car c’est là le cœur du film…»


Source : UIP France
 
 
 
 
 
Fiche technique :
Réalisateur Peter Jackson
Scénario Fran Walsh, & Philippa Boyens, & Peter Jackson
D’après une histoire de Merian C. Cooper , Edgar Wallace
Produit par Jan Blenkin, Carolynne , Cunningham, Fran Walsh, Peter Jackson
Co-productrices Philippa Boyens, Eileen Moran
Directeur de la photographie Andrew Lesnie, ACS, ASC
Chef décorateur Grant Major
 
Autres Liens :
 
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