Rochester, le dernier des libertins ,2004 Uk

Sortie prévue le 25 Janvier 2006

A la cour d'Angleterre, le comte de Rochester, deuxième du nom, est aussi connu pour ses multiples talents que pour ses moeurs résolument libertines. Auteur, libre penseur, confident du roi Charles II, il ne cesse de défrayer la chronique, provoquant polémiques et scandales. Amoureux de la vie et de la vérité, il combat l'hypocrisie et recherche sans honte tous les plaisirs de l'existence.

Bien que marié, il s'éprend d'une jeune comédienne, Elizabeth, et jure qu'il fera tout pour la rendre célèbre. Par défi, par passion, il va se jeter tout entier dans ce projet qui risque pourtant de le conduire à sa perte. Du luxe des palais aux bas-fonds, de la ruine à la fortune, Rochester va tout connaître et entrer dans l'Histoire comme le dernier libertin et le premier rebelle…

Notes de Production:

Chaque siècle apporte ses icônes, des personnalités si fortes qu'elles marquent l'Histoire simplement en étant elles-mêmes. John Wilmot, deuxième comte de Rochester, fut de celleslà. Au XVIIe siècle, dans une Angleterre où tout n'était qu'étiquette et convenances sociales, il fit voler la bienséance en éclats.

ROCHESTER LE DERNIER DES LIBERTINS retrace l'existence aussi véridique que tumultueuse de cet homme, ami et confident du roi Charles II d'Angleterre, débauché notoire et libre penseur, qui mena une vie éperdument dédiée à la recherche du plaisir et de la vérité. Incapable d'hypocrisie dans une époque où elle était un art, il fut à la fois décrié, condamné mais aussi admiré pour son avant-gardisme et son goût de la liberté.

Rochester aura une destinée aussi sulfureuse que ses écrits, aussi flamboyante que ses pensées…

LE FEU DES ANNEES 60, 1660…

A sa manière, le comte de Rochester fut une des premières rock stars de l'Histoire. Alors que l'Europe sortait à peine du Moyen-Age, découvrant les sciences, la philosophie et les principes de civilisation, cet homme exista sans aucune limite, sans compromission, inspirant, séduisant, et vivant comme personne avant lui.

A travers une existence aussi brève qu'intense, John Wilmot, plus connu comme le comte de Rochester, deuxième du nom, traversa le XVIIe siècle comme une comète, semant sur son passage autant de feu que de lumière.

Né en 1647, fils du comte de Rochester, John fait preuve dès son plus jeune âge d'une intelligence hors norme. A douze ans, il est étudiant à Oxford, où il se taille déjà une solide réputation d'élément perturbateur. Pendant les affrontements maritimes anglo-néerlandais, il s'illustre comme meneur d'hommes et comme négociateur. Sa forte personnalité est rapidement connue dans toutes les cours d'Europe. Il est alors considéré comme intelligent, incontrôlable, capable de dire tout ce qu'il pense au mépris des conventions, sans parler de son charme ravageur et de ses moeurs…

Alors qu'il a juste vingt ans, Rochester écrit déjà des poèmes et des textes satiriques qui, par leur façon explicite d'aborder la sexualité et ses plaisirs, choquent la bonne société. Ces textes lui vaudront des condamnations, mais aussi l'admiration de gens comme Defoe, Tennyson et Voltaire.

Avec sa fulgurante ascension au sein de la cour du roi Charles II, sa notoriété augmente encore. Le monarque, réputé pour sa vision humaniste et progressiste, apprécie Rochester et en fait son confident.

Il sera souvent difficile pour le roi de couvrir les incartades et les multiples scandales provoqués par Rochester. L'un des plus grands reste le kidnapping d'une jeune femme, Elizabeth Malet, parce qu'il en était fou amoureux. Pour cela, le jeune comte sera emprisonné à la tour de Londres. A peine gracié par le roi, il demande sa victime en mariage, et elle accepte.

Bien que proche du souverain, Rochester n'est pas intégré à sa cour. Beaucoup le jalousent, le haïssent pour ses propos irrévérencieux. Il n'est d'aucune chapelle, d'aucun réseau. Ses frasques, notamment son amour pour une jeune comédienne, Elizabeth Barry, le conduiront à sa perte. Mais si sa fortune s'effondre, sa verve et son humanité bouillonnante ne faibliront jamais. Le comte de Rochester s'éteint à 33 ans, et sa légende est en marche.

TOUS LES MYSTERES D'UNE DESTINEE

Rochester a tellement marqué les esprits que déjà, en 1676, George Etherege met en scène une pièce, «The Man of Mode» dont le personnage principal, Dorimant, en est directement inspiré. Quelques siècles plus tard, c'est à travers une pièce de Stephen Jeffreys que le comte revit au théâtre. Stephen Jeffreys se souvient : «Tout a commencé chez mon dentiste ! Sa fille venait d'avoir treize ans et il voulait éviter que certains de ses livres ne tombent entre ses mains, alors il avait entrepris d'offrir ses bouquins les plus sulfureux à ses patients ! A moi, il a offert un petit livre du comte de Rochester. L'ouvrage était intitulé “Quintessence et Délice de la débauche”… J'ai vite compris pourquoi mon dentiste ne voulait en aucun cas que ce livre tombe entre les mains de sa fille ! L'ouvrage était à faire rougir le plus averti des hommes, mais au-delà de cela, il témoignait de l'esprit remarquable de son auteur. J'ai eu envie de me documenter sur ce personnage, et ce que j'ai découvert m'a fasciné. Chacune de mes recherches, chaque découverte attisait un peu plus mon envie de connaître cet individu.

Il possédait la dimension d'un romantique, la puissance d'un révolté, en ayant eu visiblement une fascinante aptitude à brûler sa vie et tout ce qu'il considérait comme sacré avec. Cet homme avait connu la gloire et la fortune, la solitude et les bas-fonds, il avait aimé, déchaîné les passions et vécu en 33 ans plus que n'importe qui en plusieurs vies !» Stephen Jeffreys écrivit une pièce, «The Libertine», qui remporta un succès immédiat, aussi bien en Angleterre qu'aux Etats-Unis. John Malkovich endossa le rôle du sulfureux comte. Le comédien confie : «J'ai découvert un personnage exceptionnel, fidèle à ses principes, provocateur, doué et très en avance sur son temps.» C'est l'acteur luimême qui a initié le projet d'adaptation au cinéma, avec tellement d'enthousiasme qu'il en est aussi devenu le producteur.

Encouragé par Malkovich, Jeffreys a repris l'énorme documentation accumulée au cours de ses recherches et entrepris d'en faire un scénario. C'est à Laurence Dunmore, un jeune surdoué venu de la publicité, qu'a été confiée la réalisation. Il raconte : «Comme tous ceux qui ont travaillé sur ce projet, j'ai été immédiatement fasciné par la personnalité de Rochester. A mon sens, il était surtout capable d'aimer, tellement fort et tellement souvent que cela en devenait parfois destructeur. C'était un homme qui ne se cachait derrière aucun masque, il était authentique. Sa vie fut extrêmement courte mais d'une densité remarquable. Stephen Jeffreys a su rendre toute la dimension de son exceptionnel parcours, il en a gardé le spectaculaire, le flamboyant, le misérable et la force humaine.»

IRREVERENCIEUX, FLAMBOYANT ET SEXY :

LE CASTING

Laurence Dunmore explique : «L'histoire est un premier atout du film, mais son casting en est un autre. Lorsque Johnny Depp a accepté le rôle du comte, nous avons compris que le projet prenait une autre envergure. John Malkovich avait souhaité incarner le roi Charles II, et c'était une autre bonne nouvelle.»

John Malkovich confie : «Rochester partageait sa vie entre sa femme et sa maîtresse, entre le plus excellent des goûts et les plus doux des vices. C'était un homme entier, fidèle à lui-même et à ses passions. Johnny Depp s'est imposé à nous sans l'ombre d'une hésitation. Le personnage, rebelle et séduisant, assumant ses contradictions et donnant tellement aux autres, lui va parfaitement.»

Johnny Depp commente : «J'ai toujours aimé les personnages qui échappent aux conventions. Rochester n'était ni un héros, ni quelqu'un de forcément très recommandable et pourtant, il avait pour lui ce que peu avaient en son temps : l'honnêteté d'assumer ce qu'il était et le courage de dire ce qu'il pensait. C'est cette intégrité qui lui a valu ses admirateurs aussi bien que ses ennemis. Je n'ai pas voulu l'aborder comme un idéal romantique, mais comme un homme uniquement motivé par ses élans passionnels et son intelligence.» C'est Samantha Morton qui a été choisie pour interpréter la protégée du comte, Elizabeth Barry. L'actrice raconte : «C'est une histoire incroyable, émouvante. J'ai été captivée par le scénario. Je ne connaissais pas le personnage de Rochester et c'est une découverte. Avec Elizabeth, mon personnage, il va vivre une passion absolue, contre les principes, contre la bienséance mais jusqu'au bout d'eux-mêmes. J'ai aimé leurs rapports, cette énergie, ce risque, cette sensation constante de courir au bord du gouffre. Grâce à lui, Elizabeth va devenir l'une des plus grandes comédiennes de son époque. C'est une passion féconde, rien n'y est tiède.»

L'actrice poursuit : «En préparant le film, j'ai eu accès à de nombreux documents sur Elizabeth Barry. Elle vivait dans une époque incroyablement riche. Beaucoup de détails matériels, les décors, les costumes m'ont inspirée pour la jouer mais au-delà de cela, j'ai d'abord souhaité la faire revivre à travers ses sentiments, ses émotions parce que de ce point de vue-là, elle est totalement intemporelle.»

Rosamund Pike incarne Elizabeth Malet, l'épouse du comte de Rochester. L'actrice explique : «C'est l'autre Elizabeth dans la vie de Rochester. Il l'a enlevée, il l'a séquestrée et elle a accepté de l'épouser ! Entre eux, il y avait quelque chose de très fort. Elle est probablement celle qui l'a le mieux compris. Elle savait qu'il l'aimait mais elle avait aussi saisi qu'elle ne lui suffirait pas. Cela ne devait pas être facile à vivre, et c'est une des clefs du personnage.»

Autre femme qui compta énormément pour Rochester, son amie, Jane, une prostituée jouée dans le film par Kelly Reilly. L'actrice raconte : «Cet homme avait des aspects aussi lumineux que sombres. Il incarnait la vie dans tous ses paradoxes. Rochester se partageait entre deux mondes, celui du luxe et de la cour et celui de la misère et des basfonds. Le film n'idéalise aucun des deux univers, il les présente sobrement, en restant centré sur les personnages. Jane avait de nombreux points communs avec Rochester ; comme lui, elle avait accepté de se perdre pour mieux se trouver…»

Laurence Dunmore commente : «A mon sens, ROCHESTER LE DERNIER DES LIBERTINS n'est pas un film d'époque historique. Il nous plonge au coeur du destin et des sentiments d'un homme qui a tout vécu sans concession. Son attitude échappe aux contextes, aux époques et aux modes. Chaque jour, j'ai été stupéfait de voir quelle force Johnny, John, Samantha, Rosamund et tous les autres donnaient à leurs personnages. De cette histoire incroyable, ils ont fait une rencontre poignante.»

UNE VIE ENTRE DEUX MONDES

Le XVIIe siècle en Angleterre était une époque charnière. Pendant la Restauration, les coutumes du Moyen-Age se heurtaient aux derniers raffinements. Tout près des fêtes somptueuses et des palais respirant l'opulence, s'étalaient des cités rongées par la maladie et le crime. Laurence Dunmore explique : «Pour rester fidèle aux principes de vie de Rochester, nous voulions faire ressentir son temps. Nous ne souhaitions pas recréer un XVIIe siècle en Technicolor, idéalisé et romantique. Nous voulions que les spectateurs puissent respirer l'époque, sa rudesse, sa force. Cela passait par des choix de décors exigeants, une atmosphère de fumée, de pluie, de boue mais aussi ce grouillement incessant, qui de la rue jusqu'au coeur des palais, témoignait d'une énergie et d'un monde en pleine mutation.»

Avec le réalisateur, Alex Melman, le directeur de la photographie, a développé l'atmosphère visuelle du film. Il commente : «Rochester buvait trop et aimait tout autant. Nous ne pouvions pas raconter son histoire dans un univers net et clinquant qui d'ailleurs n'aurait pas ressemblé à ce qu'était la réalité. Dans le film, tout est usé, sali, vieilli. Chaque élément a vraiment l'air d'avoir servi. Dans un tel environnement, tout ce qu'il peut y avoir de pur se trouve immédiatement mis en valeur.» Avec le chef décorateur Ben Van Os et le chef costumier Dien Van Straalen, les cinéastes ont mis au point une palette très différente de ce qui se pratique habituellement. Le chef décorateur précise : «Nous avons souvent travaillé en décors naturels et avec une lumière tout juste renforcée. Nous avons choisi des dominantes de teintes comme le vert jade ou le bleu profond qui donnent à l'image une texture dense tout en étant sombre. Beaucoup de scènes sont éclairées à la bougie, ce qui réchauffe l'image mais découpe aussi des ombres, et crée des zones de mystère.»

Pour ce qui est des costumes, des perruques et des maquillages, le challenge n'a pas été simple. Les coiffures et les maquillages ont été mis au point par Peter Owen. Il raconte : «L'une de mes plus grandes tâches a été de matérialiser la décrépitude du personnage de Rochester. Il est de plus en plus marqué. Il ne s'agissait pas d'en faire un monstre, mais de faire évoluer son visage, ses traits, par touches discrètes, invisibles mais perceptibles et capables de faire sentir sa déchéance.» John Malkovich a également vu son visage légèrement modifié pour approcher au mieux son personnage.

Les lieux de tournage étaient également essentiels à la réussite du film. Laurence Dunmore a parcouru plus de 10 000 kilomètres à travers toute l'Angleterre pour découvrir les sites qui pourraient accueillir son film. Parmi les lieux retenus, on trouve Tretower Court au pays de Galles, l'un des derniers bâtiments présentant ce que pouvait être une riche demeure du XVIIe siècle, Montecute près de Yeovil, et Charlecute dans l'Oxfordshire, le célèbre Hampton Court Palace et la Wells Cathedral. Les intérieurs recréés ont été construits en studio sur l'île de Man par les équipes de Ben Van Os.

CAPTER TOUTES LES EMOTIONS

Contrairement à beaucoup de réalisateurs, Laurence Dunmore cadre lui-même pendant les prises, privilégiant souvent la caméra à l'épaule. Il explique : «Cela me permet d'être au coeur de l'action, au plus près des visages, des émotions. Toutes les machineries habituellement utilisées, les grues et les dollies, nécessitent une mise en place plus lourde pour le comédien.

Quand vous filmez caméra à l'épaule, vous leur laissez un espace de liberté plus grand, leurs gestes sont moins réglés. Quand vous avez un casting de ce niveau, vous avez tout intérêt à lui laisser le plus de latitude possible, le résultat n'en est que meilleur ! En m'approchant d'eux, je peux sentir leur souffle, capter leurs regards sous des angles différents. Il se crée une sorte d'intimité que ne permet pas le formalisme habituel.»

John Malkovich, producteur et comédien, conclut : «Pour nous, ce film a d'abord été la rencontre d'un personnage fascinant et d'un esprit exceptionnel. Certains seront séduits par Rochester et d'autres seront irrités, mais tous seront émus par la vie unique de cet homme. Il a réussi à vivre chaque jour comme si c'était son dernier…»


Source : Metropolitan Filmexport
 
 
 
Sites Officiels:
The Libertine (Usa)
 
Bandes-annonces:
Trailer Vost
 
Fiche technique :
Réalisateur LAURENCE DUNMORE
Scénariste STEPHEN JEFFREYS
D'après sa pièce «THE LIBERTINE»
Producteurs LIANNE HALFON, JOHN MALKOVICH, RUSSELL SMITH
Producteurs exécutifs CHASE BAILEY STEVE CHRISTIAN, MARC SAMUELSON, PETER SAMUELSON, RALPH KAMP, LOUISE GOODSILL, DONALD STARR, COLIN LEVENTHAL, DANIEL B. TAYLOR
Productrice déléguée MAIRI BETT
Directeur de la photographie ALEXANDER MELMAN
Chef monteuse JILL BILCOCK, A.S.E., A.C.E.
Chef décorateur BEN VAN OS
Création des maquillages et coiffures PETER OWEN
Musique originale MICHAEL NYMAN
Fiche artistique :
Rochester JOHNNY DEPP
Elizabeth Barry SAMANTHA MORTON
Charles II JOHN MALKOVICH
Elizabeth Malet ROSAMUND PIKE
Etherege TOM HOLLANDER
Sackville JOHNNY VEGAS
Jane KELLY REILLY
Harris JACK DAVENPORT
Laverge RICHARD COYLE
La comtesse FRANCESCA ANNIS
Downs RUPERT FRIEND
Chiffinch PAUL RITTER
Keown STANLEY TOWNSEND
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