Astérix et les Vikings

Sortie prévue le 1er février 2006

C’est l’événement ! Le petit village gaulois accueille Goudurix, le neveu du chef, et Astérix et Obélix sont chargés d’en faire un homme, un vrai. Sous ses airs arrogants, cet ado qui arrive de Lutèce n’est qu’un gros froussard et l’entraînement de choc qu’il va subir risque de ne pas y changer grand-chose…

Au même moment, les Vikings débarquent en Gaule, décidés à trouver un “champion de la peur” qui pourra, comme l’a promis leur mage, leur apprendre à voler, puisque, selon lui, "la peur donne des ailes"... Lorsque Goudurix est enlevé par les Vikings, c’est la catastrophe !

Astérix et Obélix doivent tout faire pour le retrouver. Pendant qu’ils se lancent à sa recherche jusque dans le Grand Nord, leur jeune protégé, embarqué malgré lui dans un infâme complot, va découvrir la belle et intrépide Abba et s’apercevoir que l’amour fait parfois l’effet d’un coup de poing… Un vrai choc des cultures !

Notes de Production:

Le petit héros gaulois fait un retour fracassant en dessin animé dans une aventure qui nous entraîne jusque dans le Grand Nord, et à la rencontre d’un jeune Gaulois de Lutèce qui ne laissera personne indifférent…

AU COMMENCEMENT ETAIT LE RIRE

A propos de la naissance d’Astérix, Albert Uderzo confie : “Avec René Goscinny, on le disait souvent : puisqu’on était mal payés dans ce métier, il fallait au moins qu’on rigole ! On a décidé de mettre plus d’humour que ce qui se faisait à l’époque dans la bande dessinée.

C’est ainsi que, sans calcul d’ailleurs, on a inventé des histoires lisibles à deux niveaux. Il fallait que les enfants et les parents puissent y trouver leur compte. On l’a fait sans vraiment réaliser... En fait, entre la première parution du personnage dans le journal Pilote

– c’est là qu’il a été introduit – et ma création du personnage, il s’est passé 3 mois. On a travaillé comme des fous pour trouver le thème des Gaulois et en un quart d’heure, les bases essentielles de la saga et des personnages étaient posées.”

Quelques décennies plus tard, Astérix est devenu le succès que l’on sait, résistant aux modes comme à l’envahisseur romain, réjouissant toutes les générations qui tour à tour, découvrent son esprit et ses aventures.

Albert Uderzo explique : “L’idée de faire un nouveau dessin animé basé sur les aventures d’Astérix n’était pas une révolution pour moi. Il y a déjà eu sept adaptations, certaines avec des fortunes diverses. Mais quand j’ai rencontré l’équipe du studio qui projetait de faire ASTERIX ET LES VIKINGS, j’ai été convaincu par leur enthousiasme et j’ai accepté. Ils avaient compris exactement ce que je souhaitais.

Dans les films précédents, je trouvais que les personnages ne jouaient pas assez, ils étaient toujours dans le mouvement, dans l’action, mais ne jouaient pas. Cette fois, ils sont parvenus à rendre les personnages vraiment humains.”

L’AVENTURE ENTRE DEUX MONDES

Natalie Altmann, productrice exécutive du film, explique : “On s’est aperçus que beaucoup de choses n’avaient pas été exploitées dans l’univers d’Astérix et les énormes progrès accomplis dans l’animation ces dernières années permettaient d’envisager un traitement digne des personnages. Il existe aujourd’hui des talents en France et dans toute l’Europe qui permettaient de relancer une production d’Astérix d’un très haut niveau.”

Natalie Altmann poursuit : “Le projet a débuté par quelque chose de très agréable : nous avons relu tous les albums ! Nous cherchions une histoire forte, universelle. Nous nous sommes arrêtés sur “Astérix et les Normands”. Les Vikings ont envahi toute l’Europe et possédaient donc une dimension européenne et internationale.

De même, le concept du film, la peur, est totalement universel. D’autre part, le personnage de Goudurix est un vecteur d’identification très puissant, aussi bien pour le jeune public qui s’y reconnaît que pour les parents. Pendant que le scénario s’écrivait, la logistique technique s’est mise en place. On a cherché les meilleurs talents. On a dû faire appel à plusieurs studios car aucun ne proposait à lui seul tout ce dont nous avions besoin. Nous avons eu la chance de rencontrer deux réalisateurs, Stefan Fjeldmark et Jesper Møller, qui ont parfaitement senti le projet et ont su convaincre Albert Uderzo. Comme un clin d’oeil à l’album et au film, nous, “Gaulois”, nous sommes retrouvés à faire équipe avec des “Vikings” danois, mais contrairement à ce qui se passe dans l’histoire, tout a été beaucoup plus cordial !”

Stefan Fjeldmark, réalisateur, raconte : “Quand j’étais enfant, je rêvais de devenir dessinateur et je copiais les dessins d’Astérix ! Alors forcément, rencontrer Uderzo a été un vrai privilège. Il nous a accompagnés durant tout le projet, il était pour nous un garant de la qualité de ce que nous faisions.”

Jesper Møller ajoute : “Je me souviens du sentiment que j’éprouvais, enfant, lorsque j’ouvrais un album d’Astérix. J’étais emporté dans cet univers joyeux. J’étais fasciné par les pouvoirs des héros, par leur joie de vivre, et aussi leur goût pour les choses simples de l’existence. Plus grand, j’ai été stupéfait de découvrir que quelqu’un avait imaginé cet univers, que tous ces personnages n’étaient pas une création divine ! J’ai été honoré d’être choisi pour le projet et heureux de pouvoir donner en retour un peu de ce que j’ai reçu en lisant ces albums !”

Stefan Fjeldmark commente : “Même si l’univers d’Astérix est typiquement français, il ne se limite pas à son seul pays d’origine. Je suis danois et j’ai grandi avec. Dans l’équipe du film, nous comptions plus de dix nationalités, et chacun avait un lien fort avec les aventures d’Astérix. Ce que Uderzo et Goscinny ont créé est universel. Nous savons tous que cela se déroule en France, mais cela parle à tous les pays. Les albums ont été traduits en 111 langues et dialectes ! On est tous proches des personnages, de leurs émotions et des enjeux qui les motivent. En France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, tout le monde ressent la même chose.”

FACE A TOUTES LES EMOTIONS :

LES PERSONNAGES

Jean-Luc Goossens, scénariste, raconte : “On est partis d’“Astérix et les Normands”, un album plein d’idées remarquables. Croire que « la peur donne des ailes » est à la fois absurde et génial. Les Vikings pensent que le jour où ils apprendront la peur – car ils ne la connaissent pas – ils pourront voler. Il était important de faire un vrai travail de scénarisation, de retravailler la structure pour adapter le récit en véritable histoire de cinéma. L’humour absurde, les personnages, l’inventivité des dialogues, des jeux de mots étaient très présents dans l’album, mais on ne pouvait pas forcément les transposer tels quels dans un film. Au cinéma, ce qui prime, c’est le suspense, le développement narratif, l’émotion, et l’action. Pour moi, l’enjeu était de transformer cette BD hilarante en comédie d’action.” Natalie Altmann intervient : “Nous avions deux difficultés majeures : le passage de l’écrit à l’écran et l’aspect international de cette production, qui ne devait pas faire rire que les Français. Ensuite, le dosage entre les gags plus visuels pour les enfants et l’esprit plus adulte qui fait la particularité d’Astérix a été maintenu. Cette double lecture permanente est un véritable atout.”

Jean-Luc Goossens reprend : “C’était la première fois que je travaillais sur un film d’animation, mais j’ai traité ces personnages comme s’ils étaient réels. Au final, ce scénario aurait pu être fait en live. Même sur des personnages aussi connus qu’Astérix et Obélix, on découvre des facettes, des nuances de leur caractère jusque-là inédites.”

Le scénariste poursuit : “A travers une histoire d’époque, ASTERIX ET LES VIKINGS aborde aussi des sujets très contemporains, comme la place des jeunes, celle des femmes, et les relations entre les peuples.” “Astérix, c’est un regard décalé sur des faits de société, transposés à l’époque gallo-romaine. René Goscinny parvenait à avoir ce regard amusé, ironique, parfois à la limite de l’absurde. Il a quand même fallu moderniser les parallèles qu’il faisait à l’époque, car l’album date de 1967, en introduisant la réalité de 2006. Par exemple, le personnage de Goudurix, qui dans l’album fait un numéro en chantant du rock, est aujourd’hui plus funk et rap. On a aussi ajouté une colombe appelée SMS qui accompagne Goudurix et qui transmet des messages. Dans cet esprit-là, on a aussi inventé des noms de personnages, comme Abba, référence au groupe suédois mythique. C’est une jeune femme impétueuse, capable de tenir tête aux hommes. On a aussi inventé Vikéa, la femme du chef viking obsédée par l’idée de refaire son intérieur…”

Natalie Altmann intervient : “L’objectif était de faire vivre à l’écran les personnages tels qu’ils existent dans notre imaginaire. Il fallait que ces personnages de papier soient animés de vie, d’émotions. Il ne devait y avoir aucune incohérence entre les personnages existant dans l’album et ceux créés pour le film. Albert Uderzo et Anne Goscinny ont suivi chaque étape de la création, de l’écriture du script à la mise en scène. Ils ne se sont jamais comportés en censeurs mais en conseillers bienveillants. L’entente et la collaboration ont été exemplaires.”

Stefan Fjeldmark ajoute : “Pour que le public vive une expérience inédite et totale au cinéma, nous n’avons pas suivi l’album à la lettre, ce qui permet des surprises, de nouveaux gags et la découverte d’un vrai film en cohérence avec l’univers d’origine. Ainsi, de nouveaux personnages apparaissent, comme Abba, la fille de Grossebaf, ou Cryptograf, le mage conspirateur et son fils Olaf, aussi musclé que stupide. Cette histoire offre en plus l’avantage de nous plonger dans le village avec tout ce que l’on aime y retrouver, ses habitants emblématiques, ses bagarres, mais aussi de nous entraîner ailleurs, dans les contrées enneigées du Grand Nord, au milieu de paysages magnifiques.”

TECHNIQUES DE POINTE POUR HEROS HISTORIQUES

Stefan Fjeldmark explique : “En terme de qualité, notre ambition était grande. Jamais autant de moyens n’avaient été mis au service d’une adaptation animée d’Astérix et nous étions tous passionnés à titre personnel. Toute la base du travail de dessin a été faite de manière traditionnelle. Le tracé des personnages, le découpage extrêmement précis, puis la création des décors, l’animation, la composition de l’image, chacune de ces étapes a reçu le plus grand soin. Nous voulions absolument respecter le tracé particulier d’Uderzo. Pour les effets, la neige, les fumées, les poussières, la mer, nous avons utilisé tout l’éventail de ce que les techniques de pointe permettent. Là encore, nous devions les intégrer dans le style d’Astérix. Pour la mer par exemple, on devait retrouver ce mélange de réalisme précis, de trait épuré qui fait le style de la BD, tout en la caricaturant un peu quand même. La limite était fine et demandait autant de talent de la part des dessinateurs que de technicité. Nous voulions rendre les dessins d’Uderzo vivants !”

Jesper Møller ajoute : “Ce fut notre challenge pour ce film. On devait respecter la physionomie des personnages mais aussi l’état d’esprit de la BD. Il faut que le film apporte un plus par rapport à la BD, mais il ne faut surtout pas dénaturer l’énergie et les caractéristiques qui font le succès d’Astérix et Obélix. Même si nous utilisons la technique traditionnelle, nous nous sommes aussi servis de l’imagerie informatique pour obtenir des images plus denses, plus riches. Ce n’est pas l’ancien contre le moderne, mais l’alliance des deux pour un résultat optimal.”

DES MOYENS A LA HAUTEUR DES AMBITIONS

Natalie Altmann confie : “Quels que soient les moyens que nous ayons mis sur ce film, nous n’avons jamais perdu de vue que l’objectif premier était le plaisir du spectateur. ASTERIX ET LES VIKINGS est d’abord l’occasion de partager l’aventure d’un héros qui nous tient à coeur quel que soit notre âge. Nous n’avons pas privilégié la prouesse technique au détriment de l’histoire. Chaque effet, chaque décor est au service de la narration. Jamais l’énorme logistique du projet n’a pris le pas sur son esprit.”

La productrice exécutive explique : “ASTERIX ET LES VIKINGS, c’est 4 ans de travail, 22 millions d’euros de budget, 1300 plans, plus de 100 000 dessins, des centaines de décors, entre 300 et 500 personnes au travail en France et ailleurs. C’est extraordinaire d’avoir une production qui permette à plusieurs pays de travailler ensemble sur un gros projet. La France est le pays fondateur puisque c’est une histoire écrite par des Français, réalisée avec l’aide de nombreux créateurs français. Nous avons notamment travaillé avec Néomis Animation, société créée par des anciens des studios Disney de Montreuil, et la mise en couleur ainsi que la composition de l’image et une partie de l’animation ont été réalisées à Angoulême chez 2d3D Animations.”

“La collaboration d’autres talents venus de nombreux pays d’Europe en fait une production française et européenne à l’image de son héros. Je pense que seul Astérix pouvait bénéficier de cela parce qu’à ma connaissance, c’est le seul personnage qui parle à autant de gens de façon aussi personnelle dans autant de pays.”

ENTENDRE UN MONDE

Natalie Altmann raconte : “Nous souhaitions accorder une attention majeure à l’ambiance sonore, aux voix et à la musique car ces éléments sont souvent négligés au profit de l’image. Or, ils concourent de manière fondamentale à transporter le spectateur au coeur de l’histoire. Par exemple, pour le bruitage d’un film normal, on couvre en général une demi-heure de film par jour de travail, alors que dans le cas d’ASTERIX ET LES VIKINGS, les bruiteurs prenaient une journée pour en réaliser cinq minutes ! Pour les voix, l’exigence a été la même. Roger Carel, la voix historique d’Astérix, fait partie de l’aventure, mais nous avons aussi Jacques Frantz pour Obélix, Lorànt Deutsch pour Goudurix, Pierre Palmade pour Cryptograf et Sara Forestier pour Abba. Pour la musique, nous souhaitions aussi faire les choses en grand.”

Alexandre Azaria, compositeur de la musique originale, confie : “Contrairement à beaucoup, je n’ai jamais été grand fan de BD quand j’étais jeune. J’avais une image d’Astérix assez extérieure, tout en sachant que c’est un pan de notre patrimoine culturel. Je dois avouer qu’en travaillant sur le film, je m’y suis attaché, j’ai découvert la finesse, la complexité et l’humour de cet univers.” Alexandre Azaria ajoute : “Musicalement, j’ai découpé le film en deux parties. L’univers viking, avec une musique assez martiale, composée essentiellement de cors. Et le thème des Gaulois, plus particulièrement celui de Goudurix. Je n’ai pas voulu charger le film en thèmes parce qu’il y a beaucoup de dialogues et que dans l’espace qui lui reste, la musique doit être immédiatement identifiable. Autre point, je n’ai jamais cherché à faire de la musique de dessin animé, j’ai approché la composition comme je l’aurais fait pour un film live. Même si parfois cela se nuance, j’ai évité le côté sautillant systématique qu’il peut y avoir dans les dessins animés.

Pour l’univers viking, il fallait que l’on sente l’ampleur des paysages, la majesté des fjords - le film n’est pas que drôle, il est aussi esthétique ! Il était important d’avoir alors de belles emphases d’orchestre. Les Vikings ont un thème extrêmement sérieux même s’ils ne le sont pas eux-mêmes. Ce décalage les rend encore plus amusants.”

D’autre part, il explique : “Le processus de composition a été très naturel et bien plus que pour un film live, j’ai eu des contacts avec les réalisateurs. J’ai eu la chance de voir mes deux thèmes validés très tôt, ce qui nous a permis à tous de gagner du temps. Par la suite, il est possible de s’appuyer sur ce thème et de le faire évoluer. Ensuite, je devais composer sur des images noir et blanc, avec parfois seulement les personnages dessinés au trait. J’avais besoin de savoir dans quels décors ils évoluaient, comment cela s’articulait. C’est une expérience surprenante et passionnante. J’ai découvert le film à l’auditorium. Nous avons eu la chance de pouvoir enregistrer la musique aux mythiques studios d’Abbey Road avec 80 musiciens.

Les sessions étaient assez complexes parce que pour permettre le mixage le plus fin possible, nous avons dû enregistrer les différents ensembles séparément ; les cuivres, les voix, les vents, les cordes, les percussions ont donc été joués à part.”

Autre événement pour le film, la première chanson du générique de fin - “Tous les Secrets” - est interprétée par Céline Dion. Natalie Altmann explique : “C’est une chanson qui parle d’une affection qui dépasse les distances et les obstacles. Elle correspond parfaitement à l’esprit du film, et le fait que l’une des interprètes francophones les plus connues du monde la chante apporte encore un atout supplémentaire à l’univers d’Astérix. Nous avons aussi la chance de compter parmi les interprètes des chansons du film des talents aussi appréciés du public qu’Amel Bent, M. Pokora et Billy Crawford. Ils ont tous pleinement joué le jeu et communiqué leur énergie et leur enthousiasme à la bande originale.”


Source : SND
 
 
 
Sites Officiels:
Astérix et les Vikings (Ch)
 
Bandes-annonces:
Trailer
 
Fiche technique :
Producteur délégué Thomas Valentin
Productrice exécutive Natalie Altmann
Réalisateurs Stefan Fjeldmark, Jesper Møller
Scénario Jean-Luc Goossens
avec la collaboration de Stefan Fjeldmark
Dialogues Jean-Luc Goossens
Dialogues additionnels Philip Lazebnik
Musique composée par Alexandre Azaria
Directeur de production André Clavel
Directeur de post-production Guy Courtecuisse
Producteur associé Bernard Majani
Administrateurs de production Antoine Morand
Chef lay-out Hervé Leblan
Fiche artistique :
Roger Carel Astérix & Idéfix
Lorànt Deutsch Goudurix
Sara Forestier Abba
Jacques Frantz Obélix
Pierre Palmade Cryptograf
Pierre Tchernia Le narrateur
Bernard Alane Assurancetourix
Marc Alfos Grossebaf
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