Psychiatre londonien réputé, le Dr Michael Glass est
le meilleur dans son domaine. Charismatique, il est
une référence, et ses travaux lui valent une excellente
renommée.
Lorsque le commissaire Roy Washburn lui demande d’évaluer
psychologiquement une femme mêlée à la mort mystérieuse d’un
célèbre sportif, son univers bascule...
Catherine Tramell est une romancière américaine, et les
meurtres qu’elle dépeint dans ses romans se réalisent de plus
en plus souvent dans la vie réelle. Entre elle et le Dr Glass,
l’attirance est immédiate. Glass est intrigué par cette superbe
femme qui réveille ses instincts les plus sombres. Piégé dans un
jeu qu’il croit maîtriser, fasciné par sa beauté, il transgresse peu à
peu toutes les limites qu’il s’était fixées.
Alors que les meurtres frappent de plus en plus près, un face-à-
face sans pitié s’engage entre le psychiatre et cette femme aussi
séduisante que redoutable. Il se pourrait bien que cette fois,
Catherine Tramell ait trouvé un adversaire à sa mesure...
Notes de production:
L’idée de donner une suite à BASIC INSTINCT est née
il y a environ huit ans. Le producteur Mario Kassar
raconte : « Nous sommes allés voir un couple de scénaristes
qui écrivent ensemble à New York : Henry Bean, scénariste de
DANNY BALINT et d’AFFAIRES PRIVÉES, et Leora Barish,
scénariste de RECHERCHE SUSAN DÉSESPERÉMENT.
Ce sont eux qui ont eu l’idée de confronter Catherine Tramell
à un psychiatre. Nous avions pensé à l’origine situer le film à
New-York, puis nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de
placer l’intrigue dans une ville européenne, et l’histoire se déroule
finalement à Londres. »
Lorsque le nom de Michael Caton-Jones a été suggéré pour réaliser
BASIC INSTINCT 2, Sharon Stone a tout de suite été enthousiaste.
« Elle aimait ses films, se souvient Mario Kassar. Il travaille
de manière très instinctive. Il recherche l’authenticité et travaille
tout en sobriété. C’est un excellent directeur d’acteurs, qui sait se
faire apprécier de ses interprètes et obtenir ce qu’ils ont de meilleur
à donner. »
CATHERINE TRAMELL
OU L’ATTRAIT DU DANGER
Mario Kassar remarque : « Catherine Tramell est
très dangereuse, mais les femmes dangereuses ne
sont-elles pas les plus intéressantes ? Sharon Stone
s’est approprié ce personnage, d’une manière aussi intense que
rare. Bette Davis elle-même jouait brillamment la méchanceté,
mais c’était une méchanceté tout de suite perceptible,
alors que Catherine apparaît comme une femme attirante,
souriante et sexy, tout en ayant l’esprit plein, de machinations
et de manipulations. »
Le producteur poursuit : « D’une certaine manière, BASIC
INSTINCT 2 est un film noir. Le remarquable niveau de
risque avec lequel joue Catherine signifie peut-être qu’elle est
malade, ou folle. C’est comme si elle avait atteint le point le
plus élevé, et comme le souligne le Dr Glass, l’étape suivante
ne peut être que sa propre mort. »
David Morrissey, qui incarne le Dr Glass, observe : « Certaines
choses ont été accentuées dans ce film. Catherine a évolué.
C’est une force sensuelle, quelqu’un d’incroyablement libéré
sur le plan sexuel. Aucune convention ne l’arrête. Elle refuse de
jouer selon les règles, ce qui fait d’elle quelqu’un d’attirant et de
séduisant à côtoyer, mais aussi d’effrayant ! Cette énergie et cet
érotisme fascinent. Et parce qu’elle est étrangère dans la société
anglaise, cela lui permet d’aller plus loin. Être Américaine lui
donne la liberté de se comporter outrageusement, parce que
c’est ainsi que les Anglais perçoivent les Américains. Pourtant,
à un moment, le Dr Glass appelle des gens aux États-Unis qui
l’ont connue et il découvre que son comportement était aussi
outrancier de l’autre côté de l’Atlantique !
« Elle est dangereuse, c’est vrai, mais c’est aussi un souffle d’air
frais. Elle bouscule les conventions et remet les idées en place,
à la fois dans la profession médicale et en matière de lois. »
Charlotte Rampling, qui joue Milena Gardosh, ajoute :
« Catherine Tramell est dangereuse parce qu’elle ne connaît
aucune limite. Elle est complètement amorale et n’a aucune
conscience, elle ne croit qu’en ses propres codes. Dans sa tête,
c’est l’anarchie totale. Elle est sa propre loi et vit dans son
propre monde. »
Hugh Dancy commente : « C’est une veuve noire, elle séduit
les gens, les attire dans sa toile et peut-être les tue-t-elle, ou
peut-être pas... Toute la question est là ! »
LE CASTING
La renommée de Michael Caton-Jones a attiré les meilleurs
acteurs britanniques. C’est ainsi que David Morrissey,
diplômé de la Royal Academy of Dramatic Arts et réputé
pour ses prestations au cinéma, au théâtre et à la télévision, a été
choisi pour incarner le Dr Glass, le médecin de renom qui tombe
dans les filets de Catherine Tramell.
Mario Kassar explique : « David avait ce côté propre, médical,
irréprochable. Michael était intéressé par l’idée de le confronter
à Sharon Stone. En apparence, il semble à l’opposé de toutes les
choses bizarres qui se trament dans l’esprit de cette femme, mais il
est de plus en plus fasciné et elle finit par l’entraîner dans ces zones
sombres où le conduit la plus irrésistible des curiosités. »
Le producteur confie : « J’avais envie depuis longtemps de faire un
film avec Charlotte Rampling. En fait, depuis plus de vingt ans !
Et finalement, elle est là ! Elle apporte tellement aux films auxquels
elle participe... Elle a joué d’extraordinaires personnages au cours
de sa carrière. »
L’UNIVERS DU FILM
Le chef décorateur Norman Garwood explique : « Nous
désirions un style visuel esthétique et élégant. Nous
voulions représenter Londres sous son meilleur jour.
Michael nous avait donné la stricte instruction de ne pas
représenter un Londres de carte postale, ce qui signifiait ni Big
Ben ni Tower Bridge. Nous avons voulu saluer l’architecture
moderne des quartiers neufs qui émerge depuis une dizaine
d’années, et l’unir avec le vieux Londres.
« Michael est un réalisateur avec qui il est passionnant de
travailler. Je lui ai proposé de nombreuses idées pour découvrir
ce qu’il aimait, et je me suis rendu compte qu’il préférait les
maquettes aux dessins. Nous avons donc construit beaucoup de
modèles réduits pour travailler dessus en trois dimensions. »
Le style personnel de Catherine Tramell s’intègre au style général
du film. Norman Garwood observe : « C’est une séductrice,
une femme froide comme la glace, un personnage sombre
et mystérieux, et cela se ressent aussi dans son environnement.
Nous avons évité d’avoir une multitude de couleurs. Le rouge
profond est récurrent, cette couleur que nous appelons « sang
séché » - un nom évocateur et particulièrement adapté !
« L’appartement de Catherine reflète cette notion. C’est presque
une tanière, avec des coins sombres, des zones obscures,
un endroit monochromatique avec des surfaces brillantes, des
finitions froides, dures. C’est un lieu qui inspire un sentiment
de danger. »
Sharon Stone a participé à l’élaboration du style visuel et de
l’environnement immédiat de son personnage. Garwood a
réalisé pour elle une maquette de son appartement, qu’elle a
beaucoup aimée, et elle s’est impliquée dans le choix des oeuvres
d’art qui le décorent.
Le chef décorateur précise : « Sharon a un goût très sûr, et il
était important qu’elle se sente à l’aise, qu’elle aime vraiment
cet endroit. Nous avons opté pour ses artistes préférés, Egon
Schiel et Fritz Balthaus. »
À l’opposé de l’appartement de Catherine, Norman Garwood
a fait de l’environnement du Dr Glass un lieu plus adapté à
ce qu’il décrit comme un « homme d’études ». Il explique :
« Nous avons choisi d’installer son bureau dans le fameux
immeuble Gherkin créé par Sir Norman Foster, dans la City.
Nous avons filmé à l’intérieur du bâtiment, à l’un des étages
inoccupés, puis nous avons recréé son bureau aux studios de
Pinewood. C’est un endroit spectaculaire, théâtral, dominé
par les énormes fenêtres si reconnaissables du Gherkin. Recréer
l’architecture d’une réalisation architecturale célèbre a
été un vrai challenge, surtout avec tout ce verre ! »
L’un des ingrédients clés qui avaient captivé le public dans le
premier film, l’érotisme, devait se retrouver dans celui-ci. La
scène de l’interrogatoire de BASIC INSTINCT est désormais
culte en raison de l’élégance et de l’érotisme qu’elle dégage.
Mario Kassar confie : « L’addiction au risque définit parfaitement
Catherine Tramell. Son taux d’adrénaline grimpe en flèche lorsqu’elle
est impliquée dans quelque chose de dangereux, et c’est
d’autant plus vrai dans ce film-ci. C’est un film sexy à cause de son
personnage et de sa constante recherche de risque, mais ce serait
injuste de le comparer à l’original. La question n’est pas de savoir
s’il y a plus de sexe dans ce film que dans le premier ou non. Il est
différent, tout simplement. »
Le producteur poursuit : « Catherine est plus âgée et les situations
sont différentes. Cette fois, elle défie tout un système. D’ordinaire,
vous allez voir un psychiatre, vous vous installez sur son canapé et
il vous écoute pendant des heures en essayant de donner un sens à
ce que vous racontez. Lorsque Catherine vient voir le Dr Glass, elle
le manipule. Ce n’est pas lui qui tire des choses d’elle, elle ne lui
donne que ce qu’elle veut lui donner, et en agissant ainsi, elle l’entraîne
dans son monde à elle. Le psy est attiré, piégé, et l’érotisme
vient du danger, de l’obsession et du risque, du fait qu’il franchit
les interdits de sa profession. »
David Morrissey confie : « Le premier BASIC INSTINCT
dépassait les limites de ce que l’on voyait d’habitude dans un film
de studio en matière de « contenu sexuel explicite ». Mais c’était
aussi un formidable thriller, et pour moi, il se mesurait aux films
de Hitchcock, par les angles de prises de vues, la musique... C’était
un film remarquable, et j’ai été très enthousiaste quand on m’a
proposé de faire celui-ci. Mais quatorze ans se sont écoulés entre
les deux films, et toute bonne suite se doit d’exister par elle-même.
C’est le cas de BASIC INSTINCT 2. C’est le même personnage
central, le même ton et c’est aussi un thriller érotique, mais le cadre
où il se déroule en fait quelque chose d’inédit. Les personnages
secondaires sont eux aussi très différents. »
LES LIEUX DE TOURNAGE
Michael Caton-Jones avait précisé au régisseur d’extérieurs
Keith Hatcher qu’il désirait des lieux de
tournage qui reflètent les changements subis par
Londres depuis ces dix dernières années. Il souhaitait un Londres
contemporain encore jamais vu sur le grand écran.
L’impressionnante séquence d’ouverture montre Sharon Stone
et Stan Collymore, ex-star du football, conduisant à tombeau
ouvert une voiture de sports à Canary Wharf, un quartier de
l’est de Londres proche de la Tamise, et autour du Gherkin,
un impressionnant immeuble en forme de fuseau construit au
coeur de la City. C’est dans cet immeuble qu’est situé le bureau
high-tech du Dr Glass.
L’appartement de Catherine Tramell se trouve dans la zone
sud-ouest de Tower Bridge, non loin des bâtiments occupés
par le maire de Londres, Ken Livingstone.
Certaines scènes ont été filmées dans des endroits hype de
Soho, à Hakkasan, à l’Atlantic Bar et au Titanic Bar. Les endroits
plus pauvres de Soho apparaissent dans les scènes de
nuit tournées dans Brewer Street et Hanway Street, des lieux
hantés par le monde de la nuit, les drag queens, les prostituées
et les transsexuels.
Quelques scènes ont été tournées au Natural History Museum
à South Kensington, un musée qui n’accorde que rarement des
autorisations de tournage. Old Billingsgate Market a été utilisé
pour figurer la prison Holloway. On peut voir également
Lincoln’s Inn, le Masonic Hall non loin de Covent Garden,
County Hall sur South Bank, l’Imperial College, la Tanaka
Business School construite par un millionnaire japonais, et
le spectaculaire Royal Holloway College gothique d’Egham,
dans le Surrey.
Le Londres new-look que l’on découvre dans BASIC
INSTINCT 2 est davantage celui de Sir Norman Foster que
celui de Sir Christopher Wren.
Mario Kassar s’est rendu régulièrement à Londres durant sa
longue carrière. Il commente : « Il existe une certaine magie
dans le mélange de l’ancien et du nouveau Londres. C’est fascinant,
magnifique, et cela fonctionne à merveille pour le film.
Le caractère de la ville ajoute à celui de l’histoire. »
LES COSTUMES
La chef costumière Beatrix Pasztor a commencé par
rencontrer Sharon Stone à son domicile de Los
Angeles. Elles ont parlé ensemble de leurs idées pour
les costumes de Catherine Tramell.
Beatrix Pasztor raconte : « Nous avons parlé du personnage et
avons décidé de l’approcher de manière élégante, artistique.
Sharon avait beaucoup d’idées fondées sur son style personnel.
Nous avons commencé à rassembler des choses, à travailler à
partir de photos d’Helmut Newton, des peintures de Schiel et
des classiques du film noir.
« Sharon a un grand sens du style, un physique superbe, et
elle possède une vraie élégance naturelle dans sa manière de
se tenir et de bouger. C’est un rêve de costumière ! Elle aime
beaucoup les vêtements vintage, et nous avons mélangé des
vêtements couture authentiques avec des pièces de créateurs
comme Cavalli. La BBC est l’un de mes endroits de prédilection
pour trouver des éléments de costumes. Nous y avons
découvert des pièces des années 70, et avons trouvé d’autres
éléments chez une excellente maison de costumes, Whitaker.
La plupart des costumes viennent de Los Angeles, Londres,
Milan et Rome. »
Les bijoux jouent un rôle important dans la garde-robe de Catherine
Tramell. Elle porte aussi bien des bijoux d’art trouvés
aux puces que les prestigieuses créations de Chopard. « Ces
bijoux lui donnent une allure somptueuse », constate la chef
costumière.
Le directeur de la photo, Gyula Pados, a travaillé en étroite
collaboration avec Beatrix Pasztor pour sélectionner les tissus.
La chef costumière raconte : « Gyula m’a demandé de trouver
des tissus avec des reflets. Le film est très peu éclairé, et
c’était bien d’avoir des vêtements qui accrochent la lumière.
Les vêtements de Sharon sont moulants ou très près du corps.
Les textures et sa silhouette lui donnent un style sexy assez
fascinant. »
La chef costumière poursuit : « Pour David Morrissey, nous
avons voulu une allure recherchée, dans la veine des films
noirs et d’Humphrey Bogart. J’ai choisi des vêtements haute
couture, beaucoup de Gucci parce que c’est ce qui lui allait le
mieux. Son personnage n’a rien d’extravagant, nous voulions
un style classique chic, posé, sobre. Un contraste intéressant
avec le look excentrique de Sharon ! »
LES CASCADES
La scène d’ouverture de BASIC INSTINCT 2 est l’une
des plus spectaculaires et des plus risquées que l’on ait vu
depuis longtemps au cinéma. Elle a été tournée dans
le quartier des docks à Canary Wharf, à l’est de la ville. Terry
Bamber, réalisateur de la deuxième équipe figure parmi les meilleurs
techniciens du cinéma britannique. Il a travaillé à plusieurs
reprises sur les James Bond et sur TOMB RAIDER.
Dans cette scène, Catherine Tramell et Kevin Franks roulent à
toute allure dans leur Spyker Laviolette dans le quartier de Canary
Wharf. La vitesse augmente, la tension monte, et la voiture finit
dans le fleuve.
Bamber explique : « Nous avons couvert la scène avec huit caméras.
En général, on fait ce genre de scène en deux parties, mais
nous n’avions pas beaucoup de temps parce qu’il ne faisait pas nuit
avant 22h30 et que le jour commençait à se lever vers 4h30 du
matin, et il fallait donc tourner en une fois. Le vent était mon
principal souci parce que s’il était trop fort, il aurait pu modifier la
trajectoire de la voiture. »
Les départements décoration et construction ont commencé à travailler
à 6h du matin pour fabriquer la rampe pour la cascade principale.
La météo n’a permis de réaliser la cascade qu’aux alentours
de minuit. Le saut a nécessité l’utilisation d’une rampe de propulsion
placée sur un tremplin, afin que la voiture soit effectivement
lancée comme une fusée.
UNE NOUVELLE STAR :
LA SPYKER
La Spyker C8 Laviolette, une voiture d’exception, a été fabriquée
sur mesure, à la main, aux Pays-Bas. Cette voiture
de sport à deux places combine les toutes dernières technologies
de pointe, un design sans équivalent et l’excellence en
matière d’ingénierie.
Cette voiture d’un noir luisant, avec un toit de verre et un intérieur
rouge vif, a été équipée de roues Aeroblade magnesium 19’’
à transmission directe. Avec un moteur Audi V8 tout aluminium
de 400 chevaux, la C8 peut atteindre les 300 km/h en vitesse de
pointe.
La ligne unique de la Spyker, que l’on n’avait encore jamais vue
au cinéma , correspondait parfaitement au style contemporain et
pur voulu pour le film. Une voiture exceptionnelle pilotée par une
femme d’exception...