El Aura

Sortie prévue le 29 mars 2006

De lui, on sait peu de choses.

Il est taxidermiste, honnête et simple. Pourtant, cet homme ne peut s’empêcher d’imaginer des vols aussi parfaits que spectaculaires. Chaque événement de la vie courante est pour lui l’occasion de concevoir des opérations si ingénieuses qu’elles seraient forcément couronnées de succès.

Un concours de circonstances va lui donner l’opportunité de vivre ce qu’il n’avait fait que rêver. Par hasard, il se retrouve au coeur d’un coup magnifique, une chance unique : le plus grand transfert de fonds d’un casino.

Notre homme plonge dans une réalité qu’il n’imaginait pas, dans un vol où il devra tout comprendre sans rien maîtriser…

Tout ce qu’il croyait savoir vole en éclats. Il découvre ses limites, l’importance du facteur humain, sans jamais savoir s’il restera conscient assez longtemps pour agir au bon moment…

Notes de Production:

Etranges passions pour un homme honnête…

Lorsqu’il n’empaille pas les animaux, cet individu banal passe son temps à imaginer de spectaculaires vols à main armée. Avec une précision maniaque, il observe tout, trouve les failles et rêve de ces coups magistraux. Fragile, solitaire, non violent, handicapé par ses crises d’épilepsie, notre homme est convaincu que pour réussir un grand vol, il suffit de réfléchir, ce que selon lui, ni les voleurs ni les policiers ne font jamais. Les hasards de la vie vont lui donner l’occasion de tester ses théories, quitte à découvrir que lui non plus n’avait pas pensé à tout… Un cerveau supérieur, des crimes parfaits. Le parcours d’un homme qui découvre la réalité de situations qui vont l’emmener beaucoup plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

Intimiste et virtuose, EL AURA n’est que le second film d’un jeune prodige argentin déjà remarqué avec LES NEUF REINES, Fabián Bielinsky. Coproduit par Samuel Hadida, le film nous plonge au coeur de la vie d’un homme dont on ignore même le nom.

De son esprit, de son aventure et de ses plans surgit un monde qui s’esquisse entre le perçu et le ressenti. A la richesse du scénario, à son suspense, s’ajoute une vision décalée, novatrice, qui réinvente la narration à la première personne.

Le personnage principal du film est un obscur taxidermiste, introverti et doté d’un sens de l’observation hors du commun. Il use de ce don pour échafauder les cambriolages les plus audacieux. Il en est certain, ses hold-up ne pourraient que réussir, sans même verser une goutte de sang. Il suffit de tout penser, de mettre en place les rouages d’une minutieuse mécanique qui tournera sans jamais s’enrayer… Alors qu’il est parti pour une journée de chasse dans les lointaines forêts du sud de Buenos Aires, un accident tragique va lui offrir l’occasion de mener un vol comme il n’aurait jamais osé l’espérer.

D’abord motivé par la curiosité, notre homme va rapidement se laisser embarquer par les événements qui vont vite le dépasser. Le voilà contraint d’assembler, pièce par pièce, un gigantesque puzzle d’événements qui va lentement se refermer sur lui… Le taxidermiste doit en plus affronter un handicap : il est épileptique.

Juste avant de subir une attaque, il fait l’expérience de l’«aura» : un moment de flottement étrange, à la fois avertissement et illumination sublime, un instant de totale confusion et d’ultime désorientation. Ces attaques arriveront quand il s’y attendra le moins, quand il aura besoin de tous ses moyens… L’homme va découvrir que rien n’est conforme à l’idée qu’il s’en faisait. Le crime nécessite de l’intelligence et de la préparation, certes, mais il fait aussi intervenir une froide détermination, la violence, la peur et la trahison… Voilà le taxidermiste jeté dans un univers dont il ne comprend ni les règles ni le langage, et où il est piégé dans un tourbillon de terreur et d’irréalité. Comme une «aura»…

Fabián Bielinsky, scénariste et réalisateur, confie : «A quel genre cinématographique appartient EL AURA ? C’est la première question qui a été soulevée. J’ai imaginé le sujet voilà vingt ans, en 1984, alors que j’étais un obscur assistant réalisateur tout juste sorti de l’école. Je l’envisageais alors comme un film policier, un thriller. Il y avait un héros, une trame classique, des enjeux moraux, l’idée de rédemption et de sacrifice, et tous les passages obligés du genre.» Deux décennies plus tard, le jeune assistant réalisateur est devenu réalisateur, et tout a changé. Le héros a perdu son côté caricatural au point de n’être qu’un homme, la structure morale s’est densifiée, faisant intervenir des notions plus humaines, plus universelles, et il n’est plus question de sacrifice ou de rédemption. L’enjeu, c’est de comprendre, de survivre, de communiquer avec les autres et avec soi-même. La densité y a gagné ce que l’idéalisme y a perdu.

EL AURA est devenu l’odyssée d’un homme à la rencontre d’une réalité et de lui-même. C’est à la fois un film sur l’espoir et sur les désillusions, sur ce que paraissent les choses et ce qu’elles sont réellement…

Le scénariste-réalisateur reprend : «Qu’est-ce qui définit le genre d’un film ? Est-ce la présence de certains éléments emblématiques et essentiels, ou la manière dont ces éléments se combinent et créent une structure tout au long de l’histoire ? Dans EL AURA, un honnête homme est obsédé par le crime ; il découvre un plan simple mais efficace pour commettre un vol. L’intelligence et les plans parfaitement organisés ne sont pas tout. Cet homme va réaliser que ses crimes parfaits impliquent la violence, le sang et remettent en cause sa vision de la vie… Le film a été conçu et développé comme une étude de caractère poussée dans les détails les plus infimes, presque jusqu’à l’obsession, qui suit en permanence un individu isolé, effacé, atypique, incapable de nouer des liens avec ceux qui l’entourent. Personne ne s’adresse à lui par son nom, pas une seule fois.

Mais c’est quelqu’un qui regarde, qui remarque tout, et qui en tire ses propres conclusions. Un spectateur… Il est le spectateur d’une histoire policière qui l’entoure, l’englobe, l’absorbe et le consume. C’est une histoire à la fois douce et violente. Mais ici, la violence n’est ni glamour, ni excitante. Elle est brutale, simple, facile, irréversible, comme dans la vie. Un coup de feu est toujours quelque chose de grave, d’irréparable. Et celui qui tient l’arme n’est pas forcément celui qui a le moins peur…

Avec EL AURA, j’ai souhaité prendre un chemin différent, entraîner les spectateurs au coeur d’une histoire prenante, d’une rencontre singulière. Chacun se fait une idée des choses, jusqu’à ce qu’il y soit confronté…»

RICARDO DARIN ¦ Le taxidermiste

Ricardo Darín est né en 1957 à Buenos Aires. Il fait ses débuts d’acteur à la télévision sur les productions d’Alberto Migré. Il est par la suite la vedette de “Estrellita mia”, avec Andrea del Boca, et est remarqué pour ses interprétations dans “Nosotros y los miedos” et “Compomiso”. A la fin des années 90, il tient le rôle principal de la série “La mujer del Presidente” aux côtés de l’actrice espagnole Angela Molina. Il tient son premier rôle au cinéma alors qu’il est encore adolescent, dans "HE NACIDO EN LA RIVERA" de Catrano Catrani. Il poursuit sa carrière avec des films comme LA "CARPA DEL AMOR" d’Adolfo Aristarain et "LA RABONA" de Mario David en 1979, "LES LONGS MANTEAUX" de Gilles Béhat, avec Bernard Giraudeau, en 1986, R"EVANCHA DE UN AMIGO" d’Anibal Di Salvo en 1987, "PERDIDO POR PERDIDO" d’Alberto Lecchi en 1993, ou la coproduction espagnole "LE PHARE", réalisée par Eduardo Mignona en 2001, dont il partage la vedette avec Miguel Angel Solá.

Ricardo Darín reçoit le prix Cóndor de Plata du meilleur acteur en 1999 pour son interprétation dans "EL MISMO AMOR LA MISMA ILUVIA" de Juan José Campanella. Un an plus tard, il connaît un nouveau succès avec le film lauréat de nombreuses récompenses en Argentine et à l’international, "LES NEUF REINES", premier long métrage de Fabián Bielinsky. Il obtient le Prix du meilleur acteur de l’Association argentine de la Critique Cinématographique en 2001, et partage avec Gastón Pauls le Prix d’interprétation du Festival international du film latino-américain de Biarritz 2001. Il est également remarqué pour "LE FILS DE LA MARIEE" de Juan José Campanella.

Il a depuis été l’interprète de "KAMCHATKA" de Marcelo Piñeyro, et de "SAMY Y YO" d’Eduardo Milewicz.

Ricardo Darín se produit régulièrement au théâtre dans des pièces comme "DROLE DE COUPLE","SUGAR,NECESITO UN TENOR" et "ALGO EN COMÚN" qui lui a valu l’ACE Award du Meilleur Acteur en 1996 et le prix Estrella del Mar à Mar del Plata en 1997. Il a obtenu un second prix de l’ACE en 2000 et le Prix du meilleur comédien dramatique Carlos Paz 2001 pour "ART" de Yasmina Reza, dont il était également producteur.


Source : METROPOLITAN FILMEXPORT
 
 
 
Sites Officiels:
El Aura (Arg)
 
Fiche technique :
Scénariste et réalisateur FABIAN BIELINSKY
Coproducteurs DAVIS FILMS PRODUCTIONS , PATAGONIK FILM GROUP , TORNASOL FILMS
Producteurs associés AURA FILMS, NAYA FILMS
Produit par SAMUEL HADIDA , PABLO BOSSI
Producteurs GERARDO HERRERO , MARIELA BESUIEVSKY
Producteurs exécutifs VICTOR HADIDA , CECILIA BOSSI , ARIEL SAUL
Producteurs exécutifs (plateau) DIEGO CONEJERO , JOSE GARCIA ESPINA
Fiche artistique :
Le taxidermiste RICARDO DARIN
Diana DOLORES FONZI
Sontag ALEJANDRO AWADA
Sosa PABLO CEDRON
Urien JORGE D’ELIA
Dietrich MANUEL RODAL
Vega RAFAEL CASTEJON
Montero WALTER REYNO
Julio NAHUEL PEREZ BISCAYART
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