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Rétrospective Nagisa Oshima

 

Chef de file de la nouvelle vague japonaise (Shochiku nuberu bagu), Nagisa Oshima, anti-conformiste par excellence et très engagé, occupe une place à part dans le cinéma japonais.

Né à Kyoto en 1932, il commence sa carrière cinématographique en travaillant en tant qu’assistant réalisateur pour Yoshitaro NOMURA et Masaki KOBAYASHI. Il réalise son premier long-métrage en 1959 (Une ville d'amour et d'espoir (Ai to kibo no machi)) puis il obtient en 1960 son premier grand succès avec les Contes cruels de la jeunesse (Seishun zankoku monogatari), souvent comparé à La fureur de vivre de Nicholas Ray.

Très vite il s’affirme comme l’instigateur d’une nouvelle vague et n'arrête pas de bousculer les canons cinématographiques en s'attaquant à divers tabous comme le sexe, les traditions, la politique et le crime, permettant ainsi un renouvellement du cinéma japonais.

Grâce à sa collaboration avec le producteur français Anatole DAUMAN, Oshima tourne en 1976 L'Empire des sens (Ai no korida) , son plus grand succès international.

A partir du 18 Juillet 2007, une importante rétrospective est consacrée au maître japonais. On retrouve au programme plusieurs de ses chefs d'oeuvres dont un inédit:

18 Juillet:

Une ville d'amour et d'espoir (Ai to kibo no machi) - 1959, Inédit avec Kakuko CHINO, Hiroshi FUJIKAWA : Le père du jeune étudiant Masao vient de mourir, sa mère est malade et sa petite sœur, handicapée, passe ses journées à jouer ou dessiner des animaux morts… Seul capable de subvenir aux besoins de sa famille, Masao vend des pigeons et rencontre à cette occasion Kyoko, une jeune fille riche.

Contes cruels de la jeunesse (Seishun zankoku monogatari) - 1960 avec Yusuke KAWAZU, Miyuki KUWANO: Makoto, une adolescente un peu perdue à la recherche d'expériences nouvelles et de sensations fortes, accepte de suivre des inconnus dans leur voiture. Un jour, elle rencontre un jeune homme, Kiyoshi, mi-étudiant, mi-délinquant, et décide de quitter sa famille pour aller vivre avec lui...

L’Enterrement du soleil (Taiyo no hakaba) - 1960 avec Masahiko TSUGAWA, Kayoko HONOO: Aux portes d’Osaka, l’immense bidonville de Kamagasaki. Dans cette zone de misère et de corruption, chacun tente de survivre : Tastu et Takeshi se font enrôler dans le gang de Shin, un parrain local ; Hanoko offre des vêtements et de la nourriture aux plus pauvres, en échange de leur sang…

08 Août:

Les Plaisirs de la chair (Etsuraku) - 1965 avec Katsuo NAKAMURA, Mariko KAGA: Devenu assassin pour venger Shoko, la femme qu’il aime en secret, Wakizaka doit accepter le marché que lui propose l’unique témoin du meurtre, un fonctionnaire coupable d’avoir détourné 30 millions de yen : garder le butin jusqu’à sa sortie de prison. Mais Shoko s’est mariée avec un autre, et Wakizaka décide un jour de dépenser tout l’argent en un an, puis de se suicider.

Sortie en Septembre:

Nuit et brouillard du Japon (Nihon no yoru to kiri) - 1960 avec Miyuki KUWANO, Fumio WATANABE: Automne 1960. On célèbre le mariage de deux jeunes étudiants appartenant chacun à un mouvement politique différent. Pour le professeur Udagawa, qui fait le discours d'ouverture de la rentrée, c’est le symbole de la réconciliation de deux générations. Les invités étudiants et militants commentent ce point de vue, les générations et les avis se confrontent avec une hargne grandissante.

 

 

 

 
Photo: © Carlotta Films

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