Rétrospective Viva México !: le 27 septembre 2006
Une rétrospective des plus grands
chefs d’œuvre du cinéma classique mexicain se tiendra à partir du 27 septembre prochain.
Ce sera l'occassion de (re)découvrir le travail de deux cinéastes majeurs:
- Emilio Fernández, surnommé « El Indio » et de son génial chef opérateur Gabriel Figueroa
qui travailla également avec Buñuel, John Ford et John Huston.
- Roberto Gavaldón: il a contribué à l’âge d’or du cinéma mexicain et signé une
cinquantaine de films.
Guillermo del Toro a dit:“Aux côtés du réalisateur Fernando Méndez, Roberto Gavaldón me semble être le cinéaste de "l’âge d'or" du cinéma mexicain
disposant du bagage technique le plus complet. MACARIO a exercé sur moi une fascination particulière…D’après un conte de Bruno
Traven, l’histoire est en fait une nouvelle version d’un vieux conte de fées européen. Gavaldón se nourrit très tardivement de l'influence de
l'expressionnisme allemand et en particulier de celle de Fritz Lang, mais il réussit à combiner, avec sagesse et imagination, ces
éléments étrangers avec des racines profondément mexicaines. López Tarso, probablement l’un des meilleurs acteurs mexicains de tous les temps,
insuffle une douleur ancestrale à son personnage en le rendant tout à la fois un être humain tangible et proche.
Avec MACARIO la présence de Gavaldón dans le cinéma fantastique mexicain devient incontournable.”.
Au programme de cette rétrospective :
María Candelaria:
de Emilio Fernández avec Dolores del Rio, Pedro Armendáriz, Alberto Galán, Margarita Cortés
Un peintre raconte à une journaliste l’histoire d’un
tableau qu’il a longtemps gardé secrète. L’action
se déroule à Xochimilco, avant la Révolution.
María Candelaria, et Lorenzo Rafael, indigènes
pauvres, veulent se marier en dépit des situations
adverses.
Elle, fille d’une prostituée, est répudiée par les
villageois qui l’empêchent de se rendre à la ville
pour y vendre ses fleurs et gagner sa vie.
Don Damian, le cacique du village, pris de colère
par l’impossibilité d’avoir María Candelaria pour lui,
contribue à alimenter la haine autour du couple.
Lorsqu’ on découvre une peinture où María
Candelaria aurait posé nue, le drame se produit…
Grand prix au Festival de Cannes - 1946
Grand prix International du meilleur opérateur au Festival de Cannes -1946
Prix de la meilleure photographie, Festival de Locarno - 1947
 
La Perla:
de Emilio Fernández avec Pedro Armendáriz, María Elena Marqués , Fernando Wagner
Quino, un pauvre pêcheur d’origine indienne, tente
désespéramment d’obtenir de l’aide pour soigner
son bébé, qui a été piqué par un scorpion. Le
médecin du village, un étranger qui déteste les
Indiens et ne s'intéresse qu'aux perles ramenées
par les pêcheurs, refuse de le soigner car il sait
bien que Quino ne pourra pas le payer.
Les circonstances changent, le bébé guérit. Un
jour Quino pêche une très grosse perle, et la
nouvelle se répand au village déclanchant les
convoitises du médecin et de son frère qui vont
essayer de se procurer la perle à tout prix…
Sélection officielle, Festival de Venise - 1947
Golden Globe de la Meilleure Photographie - 1949
Ariel d’Or au meilleur film
4 prix Ariel : dont Meilleur réalisation,
Meilleure Photographie,
Meilleur acteur (Pedro Armendáriz)
 
Enamorada:
de Emilio Fernández avec Pedro Armendáriz, Fernando Fernández, Maria Felix, Miguel Inclan
Pendant la Révolution Mexicaine, les troupes du
Général José Juan Reyes envahissent la ville
tranquille de Cholula pour s’emparer de la fortune
de ses habitants et financer leur armée. Au cours
des événements, Reyes fait la connaissance de
Beatriz Peñafiel, fille de l’homme le plus riche de la
ville.
Captivé par la beauté de cette femme, mais troublé
par son arrogance, le Général est prêt à tout pour
la séduire.
Une vraie histoire d’amour peut-elle naître entre
deux personnages que tout semble opposer ?
Un incontournable du cinéma mexicain et une
des plus belles prestations du couple Félix -
Armendáriz.
Ariel d’Or au Meilleur Film
et 7 prix Ariel dont Meilleure Réalisation, Meilleure actrice (María Félix),
Meilleure Photographie, Meilleur montage - 1946
 
Salon Mexico:
de Emilio Fernández avec Marga López, Miguel Inclan, Rodolfo Acosta, Silvia Derbez
Mercedes travaille comme danseuse dans un
cabaret sordide de Mexico pour payer le
pensionnat de sa petite soeur, Beatriz, à qui elle
cache l’origine de ses revenus. Lupe López,
responsable de la sécurité du Salon Mexico, est
amoureux de Mercedes et au courant de sa
double vie.
En couple avec Paco, un bagarreur, Mercedes
gagne un concours de danse mais Paco refuse de
partager le prix avec elle. Folle de désespoir, elle
décide de récupérer ce que lui appartient et lui
vole l’argent du prix. Paco essaiera par tous les
moyens de se venger mais il devra affronter
l’amour et la protection inconditionnels que Lupe a
promis à Mercedes.
 
Macario:
de Roberto Gavaldón avec Ignacio López Tarso, Pina Pellicer, Enrique Lucero, Mario Alberto Ramirez
MACARIO, pauvre bûcheron, vit dans l’obsession
de ne pouvoir nourrir sa femme et ses enfants. Il
refuse de manger jusqu’au jour où il pourrait avoir
une dinde à lui seul. Sa femme en vole une et la lui
donne. Macario se cache dans la fôret et s’apprête
à dévorer la dinde lorsque le diable, Dieu et la mort
lui demandent de la partager. Macario accepte de
convier la mort qui en échange lui accorde le
pouvoir de guérir. Le sort de Macario change mais
l’Inquisition, l’accusant de sorcellerie, sera
aussitôt à ses trousses.
Sélection Officielle, Festival de Cannes - 1960
Nommé à l’Oscar du Meilleur Film Etranger - 1960
 
 
Source: Colifilms. Photos:© Colifilms.