La peur au ventre (Running Scared)

Sortie prévue le 01 Mars 2006

Jusqu'à présent, Joey avait toujours réussi à jongler entre son job secret au service de la mafia italienne et son rôle de père de famille. Mais cette fois, le pire est arrivé. Le meilleur ami de son jeune fils lui a dérobé une arme qu'il cachait dans sa cave.

Au-delà du danger, ce revolver est aussi une pièce à conviction impliquant les patrons de Joey dans un assassinat explosif. Le gamin qui l'a pris semble décidé à s'en servir contre son beau-père, un névrotique appartenant à la mafia russe, qui aurait tout intérêt à ce que cette preuve tombe entre les mains de la police. L'inspecteur Rydell est d'ailleurs sur le coup, mais il est loin d'être net…

Joey n'a que quelques heures pour récupérer l'arme, sauver sa vie et sa famille. Il doit coûte que coûte rattraper l'enfant avant que l'une des mafias ne mette la main dessus. La nuit va être longue…

Notes de production:

Scénariste et réalisateur, Wayne Kramer nous entraîne dans une course contre la montre aussi atypique qu'intense. Un petit mafieux doit à tout prix remettre la main sur l'arme qu'un gamin lui a dérobée. Entre les enjeux croisés, l'action, les dilemmes, le danger et les retournements de situation, Kramer orchestre un diabolique jeu de piste, sans oublier de lui donner du sens…

Remarqué dès son premier long métrage - LADY CHANCE - Wayne Kramer a tout de suite prouvé qu'il savait allier l'action et des valeurs plus humaines à travers des intrigues réellement originales. LA PEUR AU VENTRE va plus loin et réinvente bien des genres…

LA NUIT DE TOUS LES DANGERS

Michael A. Pierce, producteur du film, raconte : «Tous ceux qui ont travaillé avec Wayne sur LADY CHANCE ont pu se rendre compte à quel point il est brillant. Cela explique d'ailleurs que toute l'équipe ait répondu présent dès qu'il a parlé de son nouveau projet. C'est aussi pour cela qu'un talent comme Brett Ratner, le réalisateur des RUSH HOUR, nous a accordé sa confiance en s'engageant comme producteur.»

Le producteur poursuit : «Wayne est aussi à l'aise lorsqu'il écrit que lorsqu'il réalise. Il ne sacrifie aucune de ces deux phases. Il est l'un des rares de la jeune génération à pouvoir imaginer des histoires et à être capable de les concrétiser à l'écran. Pour lui, les personnages sont au centre de tout, et il ne filme jamais rien de gratuit. Chaque élément, du plus spectaculaire au plus infime, construit l'histoire et nous embarque aux côtés de ses héros.» Sammy Lee, également producteur, confie : «Lorsque nous avons découvert le scénario de LA PEUR AU VENTRE, nous avons tous été enthousiasmés par le potentiel de l'histoire. C'est un thriller, mais c'est aussi l'histoire d'un homme qui affronte toutes ses erreurs. C'est la nuit de cauchemar d'un père, d'un homme menacé par toutes les mafias, d'un mari qui doit affronter ses mensonges et tout résoudre en quelques heures… Les enjeux sont multiples, l'approche de la situation peut être vécue de bien des façons. On a peur de ce que peut faire Oleg avec l'arme qu'il a volée, peur de ce qui risque d'arriver à la famille de Joey s'il ne réussit pas, on se retrouve impliqué aussi bien par les nerfs que par le coeur. Cette force-là était perceptible dès la première lecture.»

Michael A. Pierce ajoute : «La vision de Wayne était si précise et son projet si abouti que nous ne voulions pas confier le film aux habituels circuits de production des grands studios. Ils affadissent souvent le contenu et refusent de prendre des risques. C'est pourquoi nous avons décidé de le produire en toute indépendance. Wayne Kramer avait carte blanche pour créer son film et choisir ses interprètes.»

LA FAMILLE ET «LA FAMILLE»…

Comme sur LADY CHANCE, Wayne Kramer a réussi l'exploit de rassembler un casting aussi impressionnant que pointu. N'hésitant pas à confier des contre-emplois à des acteurs ou actrices pourtant bien installés, il révèle d'autres potentiels et les valorise.

Le scénariste et réalisateur explique : «Avec LA PEUR AU VENTRE, j'avais envie d'aborder certains des genres que je préfère, comme le thriller, mais avec une énergie et un sens qui rappellent les films d'action engagés de Sam Peckinpah, Michael Mann, Don Siegel ou Walter Hill. «Toute l'histoire est centrée sur un homme qui en une nuit, va être obligé d'affronter ses contradictions, ses mensonges, ses sentiments et ses patrons pour redéfinir ses vraies valeurs et tenter de sauver sa vie. Joey n'est pas un monstre, il est le fruit de son histoire. Au sein de la mafia, il n'est qu'un modeste rouage, dans sa famille, il est un bon père mais il a menti à sa femme. Ce flingue, il l'avait gardé comme assurance-vie au cas où les choses tourneraient mal. Il savait qu'avec cette arme, il pouvait faire tomber ses grands patrons. Il n'avait pas prévu qu'un gamin de dix ans la lui volerait et qu'elle deviendrait l'enjeu de tellement de combats... Tout va se jouer en une nuit. Nous ne sommes pas simplement dans une course-poursuite. Au milieu de ce chassé-croisé, tout le monde est à un tournant de sa vie. Chaque personnage va affronter son destin.» Maîtrisant parfaitement tous les aspects des personnages qu'il avait lui-même créés, Wayne Kramer a apporté un soin particulier au casting. C'est à Paul Walker, la jeune star charismatique de 2 FAST 2 FURIOUS, que le réalisateur a décidé de confier le personnage clé de Joey.

Le réalisateur commente : «Joey possède deux facettes qui coexistent indépendamment l'une de l'autre. Il est membre de la mafia et mène aussi une vie de famille épanouie. Ce n'est pas un mauvais bougre. Nous voulions un comédien capable d'incarner ce paradoxe, d'être à la fois un peu voyou et très sympathique, tout en se démarquant des habituels clichés sur les mafieux. Paul en était capable et je ne vois personne d'autre que lui dans ce rôle.»

Paul Walker, l'interprète de Joey, raconte : «J'ai adoré le script, il n'y a aucun temps mort, chaque action implique énormément de choses et on se sent concerné. C'est palpitant, c'est émouvant, et constamment surprenant ! Pour moi, le rôle de Joey me permettait d'aborder un registre plus mature. Il y avait beaucoup à jouer aussi bien sur le plan physique que sur le plan émotionnel. C'est un homme sur la corde raide, un funambule déstabilisé de tous les côtés. J'aime aussi que le personnage ne soit ni tout blanc, ni tout noir. Il n'est pas innocent, ce n'est pas un pur héros. Il a sa part d'ombre mais se trouve tout à coup face à l'occasion de montrer ce qui compte vraiment pour lui. C'est génial à jouer. Tout dans Joey est en équilibre précaire, on se demande souvent de quel côté il va basculer, et cela ajoute encore de l'intérêt au film.»

C'est à Vera Farmiga que Wayne Kramer a confié le rôle de Teresa, la femme de Joey. L'actrice confie : «Teresa ne savait rien des activités douteuses de son mari. Elle découvre son mensonge, mais pour sauver sa famille, elle va tout de même l'aider et se lancer à la recherche d'Oleg avec lui. C'est une femme qui a du coeur et de la ressource. Paul est saisissant dans le rôle de Joey. Il est touchant, vif, réactif. Il est parfois à la limite de l'explosion tant les enjeux sont énormes, et Paul restitue cela à la perfection.»

Wayne Kramer intervient : «Teresa apporte un contrepoint moral à tous les excès des protagonistes. Elle est innocente et son bon sens indique souvent les choix justes à faire. Il faut tout l'amour d'une femme pour se découvrir trahie et être capable d'aider quand même dans la même nuit ! J'avais remarqué Vera Farmiga lors du festival de Sundance et j'avais envie de lui confier le rôle. Elle s'est montrée remarquable.»

Pour le rôle d'Oleg, le jeune garçon qui a dérobé l'arme tant convoitée, les cinéastes ont choisi Cameron Bright, déjà impressionnant face à Nicole Kidman dans BIRTH. Wayne Kramer explique : «Cameron possède une énergie brute. Il est tout de suite fascinant à l'image. Oleg, son personnage, est un gamin sans repères, qui en veut à mort à son beau-père. Il ignore jusqu'où va l'entraîner ce sentiment… LA PEUR AU VENTRE est une histoire où le point de vue des enfants est essentiel. Ils sont le déclencheur et souvent l'enjeu. C'est vrai d'Oleg mais aussi de Nicky, le fils de Joey, joué par Alex Neuberger. Une part importante de l'action est perçue à travers eux, ce qui confère souvent des allures de fable au film. Cette approche a teinté plusieurs aspects, notamment la définition des personnages qui sont directement en contact avec eux. Leurs ravisseurs, ceux qui les poursuivent aussi, sont traités de façon légèrement exagérée, en accentuant certains de leurs traits de caractère comme dans un conte. C'est aussi une façon de décaler les angles de perception dans l'intrigue.»

Chazz Palminteri, l'acteur réalisateur nommé à l'oscar du meilleur second rôle pour COUP DE FEU SUR BROADWAY, incarne l'inspecteur Rydell. Il raconte : «LA PEUR AU VENTRE mélange les genres avec virtuosité. Mon personnage par exemple, est un flic corrompu. Il est à l'image de tous les protagonistes, il brouille les repères. Il devrait être juste et droit alors qu'il se révèle l'un des plus malfaisants ! A force de contourner et de dépasser les clichés, cette histoire vous oblige à ne juger les personnages que sur les valeurs qu'ils défendent. En suivant votre instinct au-delà de toute étiquette, vous pouvez vous attacher à un mafieux et haïr un policier ! C'est vraiment une histoire formidable, elle tient de la fable, de la tragédie, du film d'action pur et dur. C'est toute la puissance d'un blockbuster alliée à la finesse d'un vrai film d'auteur.»

L'ATMOSPHERE ET L'ACTION

Après avoir imaginé l'histoire, Wayne Kramer a énormément travaillé le style et la mise en scène de son film. Michael A. Pierce raconte : «Wayne est aussi original dans l'intrigue que dans la façon de la raconter. Avec lui, rien n'est laissé au hasard. Il voulait une ambiance, celle de la nuit d'une petite ville du New Jersey. C'est presque dans une autre réalité qu'il nous entraîne. L'atmosphère est essentielle. C'est pendant que la ville dort que se déroule l'action. On est dans un univers nocturne, à l'heure où ceux qui cultivent le secret commencent à sortir. C'est aussi l'heure de la peur, de la solitude, juste avant l'aube de l'espoir.» Wayne Kramer explique : «Près de 70 % du film est tourné à la steadicam pour être au plus près de l'action et des comédiens. Nous avions aussi plus de 40 plans très complexes à réaliser à la grue. Il fallait que l'image véhicule le sentiment de déstabilisation, d'équilibre instable pour chacun des personnages. Insidieusement, le cadrage induit un sentiment de menace, de retournement possible.»

Le directeur de la photographie, James Whitaker, commente : «Wayne savait exactement ce qu'il fallait pour son histoire. Nous avons travaillé les lumières dans des dominantes bleutées. C'est un monde réaliste, dur, assez brut. Nous avons évité tout esthétisme gratuit pour rendre palpable tout ce que traversent les personnages. Wayne sait jouer avec les sentiments instinctifs des spectateurs. Il les guide dans cette petite ville. Il joue beaucoup sur les oppositions, l'univers familial et l'univers mafieux, le milieu italien et le milieu russe, la sécurité et la peur, la vérité et le mensonge. Sa caméra évolue sans cesse d'un de ces pôles à l'autre.»

Pour le chef décorateur Toby Corbett, la tâche a été d'une toute autre ampleur. Il raconte : «Nous avons tourné en République Tchèque. C'est un pays qui a déjà accueilli de très nombreux tournages pour des films d'époque en costumes, mais personne n'y était jamais venu pour filmer une petite ville du New Jersey ! Pour les extérieurs, nous avons dû changer la signalétique d'une station de bus, redécorer des trains et modifier des éléments architecturaux afin que des quartiers de la périphérie de Prague puissent passer pour un bourg de l'Amérique profonde. Le résultat est assez saisissant !»

Le chef décorateur poursuit : «Parmi les gros décors que nous avons eus à bâtir, il faut citer le restaurant Arlington, un snack dans la plus pure tradition américaine. C'est un lieu important où tous les protagonistes passent à un moment ou un autre. Nous avons travaillé les détails pour lui donner vie, et il était assez surprenant de pénétrer dans ce lieu typiquement américain en plein coeur de la vieille Europe !»

Parmi les autres décors importants, il a fallu également construire la maison de Joey et celle de son voisin, où vivent Oleg et le dangereux membre de la mafia russe. Le réalisateur explique : «Ces deux univers sont proches mais différents. L'un est coloré, l'autre sombre. Chez Joey, à défaut d'être idéale, la vie de famille est joyeuse alors que chez Oleg, le sentiment de menace est permanent. C'est d'ailleurs pour cela que le jeune garçon passe son temps chez son copain Nicky. Il y sent l'harmonie et l'affection qu'il ne trouve pas chez lui.» C'est à Joel Kramer, également réalisateur de la seconde équipe, qu'a été confié le soin de régler les cascades et les séquences d'action. Ce spécialiste raconte : «Wayne Kramer savait exactement ce qu'il voulait. Avec lui, pas d'hésitation, pas de travail inutile. Il vous explique clairement ce dont l'histoire a besoin. Il avait storyboardé la majeure partie du film, ce qui nous a permis de ne jamais gaspiller ni le temps, ni les moyens.»

Joel Kramer poursuit : «Dès la première scène du film, le ton est donné. L'action est très physique, tout va vite et ça ne fait qu'accélérer. Nous avons eu la chance d'avoir Paul Walker, qui a pu sans problème assurer la majeure partie de ses cascades. C'est un athlète, un surfeur, il bouge comme un félin. Il est aussi doué dans le registre de la comédie que dans celui de l'action. A lui seul, il symbolise ce qu'est le film, un mélange incroyable qui vous entraîne là où vous ne vous attendez pas à aller !»


Source : METROPOLITAN FILMEXPORT
 
 
 
Sites Officiels:
La peur au ventre (Fr)
Running Scared (Us)
 
Bandes-annonces:
Moyen .
 
Fiche technique :
Scénariste et réalisateur WAYNE KRAMER
Producteurs MICHAEL A. PIERCE, BRETT RATNER, SAMMY LEE
Producteurs exécutifs ANDREW PFEFFER, ANDREAS GROSCH, ANDREAS SCHMID, MATT LUBER, STEWART HALL
Directeur de la photographie JAMES WHITAKER
Chef décorateur TOBY CORBETT
Chef costumière KRISTEN M. BURKE
Fiche artistique :
Joey Gazelle PAUL WALKER
Oleg Yugorsky CAMERON BRIGHT
Nicky Gazelle ALEX NEUBERGER
Teresa Gazelle VERA FARMIGA
Tommy «Tombs» Perello JOHNNY MESSNER
Sal «Gummy Bear» Franzone MICHAEL CUDLITZ
L'inspecteur Rydell CHAZZ PALMINTERI
Perello ARTHUR NASCARELLA
Ivan Yugorsky JOHN NOBLE
Anzor «Duke» Yugorsky KAREL RODEN
Mila IVANA MILICEVIC
Divina IDALIS DE LEON
Dez BRUCE ALTMAN
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