Jusqu'à présent, Joey avait toujours réussi à
jongler entre son job secret au service de la mafia
italienne et son rôle de père de famille. Mais
cette fois, le pire est arrivé. Le meilleur ami de
son jeune fils lui a dérobé une arme qu'il cachait
dans sa cave.
Au-delà du danger, ce revolver est
aussi une pièce à conviction impliquant les
patrons de Joey dans un assassinat explosif. Le
gamin qui l'a pris semble décidé à s'en servir
contre son beau-père, un névrotique appartenant
à la mafia russe, qui aurait tout intérêt à ce que
cette preuve tombe entre les mains de la police.
L'inspecteur Rydell est d'ailleurs sur le coup,
mais il est loin d'être net…
Joey n'a que quelques heures pour récupérer
l'arme, sauver sa vie et sa famille. Il doit coûte
que coûte rattraper l'enfant avant que l'une des
mafias ne mette la main dessus. La nuit va être
longue…
Notes de production:
Scénariste et réalisateur, Wayne Kramer nous entraîne
dans une course contre la montre aussi atypique
qu'intense. Un petit mafieux doit à tout prix remettre la
main sur l'arme qu'un gamin lui a dérobée. Entre les
enjeux croisés, l'action, les dilemmes, le danger et les
retournements de situation, Kramer orchestre un
diabolique jeu de piste, sans oublier de lui donner du
sens…
Remarqué dès son premier long métrage - LADY CHANCE
- Wayne Kramer a tout de suite prouvé qu'il savait allier
l'action et des valeurs plus humaines à travers des
intrigues réellement originales. LA PEUR AU VENTRE va
plus loin et réinvente bien des genres…
LA NUIT DE TOUS LES DANGERS
Michael A. Pierce, producteur du film, raconte : «Tous
ceux qui ont travaillé avec Wayne sur LADY CHANCE ont
pu se rendre compte à quel point il est brillant. Cela
explique d'ailleurs que toute l'équipe ait répondu présent
dès qu'il a parlé de son nouveau projet. C'est aussi pour
cela qu'un talent comme Brett Ratner, le réalisateur des
RUSH HOUR, nous a accordé sa confiance en s'engageant
comme producteur.»
Le producteur poursuit : «Wayne est aussi à l'aise lorsqu'il
écrit que lorsqu'il réalise. Il ne sacrifie aucune de ces
deux phases. Il est l'un des rares de la jeune génération
à pouvoir imaginer des histoires et à être capable de les
concrétiser à l'écran. Pour lui, les personnages sont au
centre de tout, et il ne filme jamais rien de gratuit. Chaque
élément, du plus spectaculaire au plus infime, construit
l'histoire et nous embarque aux côtés de ses héros.»
Sammy Lee, également producteur, confie : «Lorsque
nous avons découvert le scénario de LA PEUR AU VENTRE,
nous avons tous été enthousiasmés par le potentiel de
l'histoire. C'est un thriller, mais c'est aussi l'histoire d'un
homme qui affronte toutes ses erreurs. C'est la nuit de
cauchemar d'un père, d'un homme menacé par toutes
les mafias, d'un mari qui doit affronter ses mensonges
et tout résoudre en quelques heures… Les enjeux sont
multiples, l'approche de la situation peut être vécue de
bien des façons. On a peur de ce que peut faire Oleg
avec l'arme qu'il a volée, peur de ce qui risque d'arriver
à la famille de Joey s'il ne réussit pas, on se retrouve
impliqué aussi bien par les nerfs que par le coeur. Cette
force-là était perceptible dès la première lecture.»
Michael A. Pierce ajoute : «La vision de Wayne était si
précise et son projet si abouti que nous ne voulions pas
confier le film aux habituels circuits de production des
grands studios. Ils affadissent souvent le contenu et
refusent de prendre des risques. C'est pourquoi nous
avons décidé de le produire en toute indépendance.
Wayne Kramer avait carte blanche pour créer son film
et choisir ses interprètes.»
LA FAMILLE ET «LA FAMILLE»…
Comme sur LADY CHANCE, Wayne Kramer a réussi
l'exploit de rassembler un casting aussi impressionnant
que pointu. N'hésitant pas à confier des contre-emplois
à des acteurs ou actrices pourtant bien installés, il révèle
d'autres potentiels et les valorise.
Le scénariste et réalisateur explique : «Avec LA PEUR AU
VENTRE, j'avais envie d'aborder certains des genres que je préfère, comme le
thriller, mais avec une énergie et un sens qui rappellent les films d'action engagés
de Sam Peckinpah, Michael Mann, Don Siegel ou Walter Hill.
«Toute l'histoire est centrée sur un homme
qui en une nuit, va être obligé d'affronter
ses contradictions, ses mensonges,
ses sentiments et ses patrons pour
redéfinir ses vraies valeurs et
tenter de sauver sa vie. Joey
n'est pas un monstre, il est
le fruit de son histoire. Au
sein de la mafia, il n'est
qu'un modeste rouage,
dans sa famille, il est un
bon père mais il a menti à
sa femme. Ce flingue, il l'avait
gardé comme assurance-vie
au cas où les choses tourneraient
mal. Il savait qu'avec cette arme, il
pouvait faire tomber ses grands
patrons. Il n'avait pas prévu qu'un gamin
de dix ans la lui volerait et qu'elle
deviendrait l'enjeu de tellement de
combats... Tout va se jouer en une nuit. Nous ne sommes
pas simplement dans une course-poursuite. Au milieu
de ce chassé-croisé, tout le monde est à un tournant de
sa vie. Chaque personnage va affronter son destin.»
Maîtrisant parfaitement tous les aspects des personnages
qu'il avait lui-même créés, Wayne Kramer a apporté un soin
particulier au casting. C'est à Paul Walker, la jeune star
charismatique de 2 FAST 2 FURIOUS,
que le réalisateur a décidé de confier
le personnage clé de Joey.
Le réalisateur commente : «Joey
possède deux facettes qui coexistent
indépendamment l'une de l'autre. Il
est membre de la mafia et mène aussi une vie de famille
épanouie. Ce n'est pas un mauvais bougre. Nous voulions
un comédien capable d'incarner ce paradoxe, d'être à
la fois un peu voyou et très sympathique, tout en se
démarquant des habituels clichés sur les mafieux. Paul
en était capable et je ne vois personne d'autre que lui
dans ce rôle.»
Paul Walker, l'interprète de Joey, raconte : «J'ai adoré le
script, il n'y a aucun temps mort, chaque action implique
énormément de choses et on se sent concerné. C'est
palpitant, c'est émouvant, et constamment surprenant !
Pour moi, le rôle de Joey me permettait d'aborder un
registre plus mature. Il y avait beaucoup à jouer aussi
bien sur le plan physique que sur le plan émotionnel.
C'est un homme sur la corde raide, un funambule
déstabilisé de tous les côtés. J'aime aussi que le
personnage ne soit ni tout blanc, ni tout noir. Il n'est pas
innocent, ce n'est pas un pur héros. Il a sa part d'ombre
mais se trouve tout à coup face à l'occasion de montrer
ce qui compte vraiment pour lui. C'est génial à jouer.
Tout dans Joey est en équilibre précaire, on se demande
souvent de quel côté il va basculer, et cela ajoute encore
de l'intérêt au film.»
C'est à Vera Farmiga que Wayne Kramer a confié le rôle
de Teresa, la femme de Joey. L'actrice confie : «Teresa
ne savait rien des activités douteuses de son mari. Elle
découvre son mensonge, mais pour sauver sa famille,
elle va tout de même l'aider et se lancer à la recherche
d'Oleg avec lui. C'est une femme qui a du coeur et de la
ressource. Paul est saisissant dans le rôle de Joey. Il est
touchant, vif, réactif. Il est parfois à la limite de l'explosion
tant les enjeux sont énormes, et Paul restitue cela à la
perfection.»
Wayne Kramer intervient : «Teresa apporte un contrepoint
moral à tous les excès des protagonistes. Elle est
innocente et son bon sens indique souvent les choix
justes à faire. Il faut tout l'amour d'une femme pour se
découvrir trahie et être capable d'aider quand même
dans la même nuit ! J'avais remarqué Vera Farmiga lors
du festival de Sundance et j'avais envie de lui confier le
rôle. Elle s'est montrée remarquable.»
Pour le rôle d'Oleg, le jeune garçon qui a dérobé l'arme
tant convoitée, les cinéastes ont choisi Cameron Bright,
déjà impressionnant face à Nicole Kidman dans BIRTH.
Wayne Kramer explique : «Cameron possède une énergie
brute. Il est tout de suite fascinant à l'image. Oleg, son
personnage, est un gamin sans repères, qui en veut à
mort à son beau-père. Il ignore jusqu'où va l'entraîner
ce sentiment… LA PEUR AU VENTRE est une histoire où
le point de vue des enfants est essentiel. Ils sont le
déclencheur et souvent l'enjeu. C'est vrai d'Oleg mais
aussi de Nicky, le fils de Joey, joué par Alex Neuberger.
Une part importante de l'action est perçue à travers eux,
ce qui confère souvent des allures de fable au film. Cette
approche a teinté plusieurs aspects, notamment la
définition des personnages qui sont directement en
contact avec eux. Leurs ravisseurs, ceux qui les
poursuivent aussi, sont traités de façon légèrement
exagérée, en accentuant certains de leurs traits de
caractère comme dans un conte. C'est aussi une façon
de décaler les angles de perception dans l'intrigue.»
Chazz Palminteri, l'acteur réalisateur nommé à l'oscar
du meilleur second rôle pour COUP DE FEU SUR
BROADWAY, incarne l'inspecteur Rydell. Il raconte : «LA
PEUR AU VENTRE mélange les genres avec virtuosité.
Mon personnage par exemple, est un flic corrompu. Il
est à l'image de tous les protagonistes, il brouille les
repères. Il devrait être juste et droit alors qu'il se révèle
l'un des plus malfaisants ! A force de contourner et de
dépasser les clichés, cette histoire vous oblige à ne juger
les personnages que sur les valeurs qu'ils défendent.
En suivant votre instinct au-delà de toute étiquette, vous
pouvez vous attacher à un mafieux et haïr un policier !
C'est vraiment une histoire formidable, elle tient de la
fable, de la tragédie, du film d'action pur et dur. C'est
toute la puissance d'un blockbuster alliée à la finesse
d'un vrai film d'auteur.»
L'ATMOSPHERE ET L'ACTION
Après avoir imaginé l'histoire, Wayne Kramer a
énormément travaillé le style et la mise en scène de son
film. Michael A. Pierce raconte : «Wayne est aussi original
dans l'intrigue que dans la façon de la raconter. Avec
lui, rien n'est laissé au hasard. Il voulait une ambiance,
celle de la nuit d'une petite ville du New Jersey. C'est
presque dans une autre réalité qu'il nous entraîne.
L'atmosphère est essentielle. C'est pendant que la ville
dort que se déroule l'action. On est dans un univers
nocturne, à l'heure où ceux qui cultivent le secret
commencent à sortir. C'est aussi l'heure de la peur, de
la solitude, juste avant l'aube de l'espoir.»
Wayne Kramer explique : «Près de 70 % du film est tourné
à la steadicam pour être au plus près de l'action et des
comédiens. Nous avions aussi plus de 40 plans très
complexes à réaliser à la grue. Il fallait que l'image
véhicule le sentiment de déstabilisation, d'équilibre
instable pour chacun des personnages. Insidieusement,
le cadrage induit un sentiment de menace, de
retournement possible.»
Le directeur de la photographie, James Whitaker,
commente : «Wayne savait exactement ce qu'il fallait
pour son histoire. Nous avons travaillé les lumières dans
des dominantes bleutées. C'est un monde réaliste, dur,
assez brut. Nous avons évité tout esthétisme gratuit pour
rendre palpable tout ce que traversent les personnages.
Wayne sait jouer avec les sentiments instinctifs des
spectateurs. Il les guide dans cette petite ville. Il joue
beaucoup sur les oppositions, l'univers familial et l'univers
mafieux, le milieu italien et le milieu russe, la sécurité
et la peur, la vérité et le mensonge. Sa caméra évolue
sans cesse d'un de ces pôles à l'autre.»
Pour le chef décorateur Toby Corbett, la tâche a été d'une
toute autre ampleur. Il raconte : «Nous avons tourné en
République Tchèque. C'est un pays qui a déjà accueilli
de très nombreux tournages pour des films d'époque en
costumes, mais personne n'y était jamais venu pour
filmer une petite ville du New Jersey ! Pour les extérieurs,
nous avons dû changer la signalétique d'une station de
bus, redécorer des trains et modifier des éléments
architecturaux afin que des quartiers de la périphérie
de Prague puissent passer pour un bourg de l'Amérique
profonde. Le résultat est assez saisissant !»
Le chef décorateur poursuit : «Parmi les gros décors que
nous avons eus à bâtir, il faut citer le restaurant Arlington,
un snack dans la plus pure tradition américaine. C'est
un lieu important où tous les protagonistes passent à
un moment ou un autre. Nous avons travaillé les détails
pour lui donner vie, et il était assez surprenant de pénétrer
dans ce lieu typiquement américain en plein coeur de la
vieille Europe !»
Parmi les autres décors importants, il a fallu également
construire la maison de Joey et celle de son voisin, où
vivent Oleg et le dangereux membre de la mafia russe.
Le réalisateur explique : «Ces deux univers sont proches
mais différents. L'un est coloré, l'autre sombre. Chez
Joey, à défaut d'être idéale, la vie de famille est joyeuse
alors que chez Oleg, le sentiment de menace est
permanent. C'est d'ailleurs pour cela que le jeune garçon
passe son temps chez son copain Nicky. Il y sent
l'harmonie et l'affection qu'il ne trouve pas chez lui.»
C'est à Joel Kramer, également réalisateur de la seconde
équipe, qu'a été confié le soin de régler les cascades et
les séquences d'action. Ce spécialiste raconte : «Wayne
Kramer savait exactement ce qu'il voulait. Avec lui, pas
d'hésitation, pas de travail inutile. Il vous explique
clairement ce dont l'histoire a besoin. Il avait storyboardé
la majeure partie du film, ce qui nous a permis de ne
jamais gaspiller ni le temps, ni les moyens.»
Joel Kramer poursuit : «Dès la première scène du film,
le ton est donné. L'action est très physique, tout va vite
et ça ne fait qu'accélérer. Nous avons eu la chance d'avoir
Paul Walker, qui a pu sans problème assurer la majeure
partie de ses cascades. C'est un athlète, un surfeur, il
bouge comme un félin. Il est aussi doué dans le registre
de la comédie que dans celui de l'action. A lui seul, il
symbolise ce qu'est le film, un mélange incroyable qui
vous entraîne là où vous ne vous attendez pas à aller !»