A la croisée des mondes: Anecdotes

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28-11-2007
Index de l'article
A la croisée des mondes: Anecdotes
HUMAINS ET DÆMONS : L’histoire et les acteurs
LA POUSSIÈRE ET L’ALÉTHIOMÈTRE
LES ALLIÉS DE LYRA
NOIRS MATÉRIAUX : Les décors et les lieux de tournage
LES LUMIÈRES DU NORD : La photographie et les effets visuels
QUELQUES MOTS CLÉS D’À LA CROISÉE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR
Il existe un monde où les sorcières règnent sur les cieux, où les ours sont les plus braves des guerriers, et où les humains sont indissociablement liés à un esprit animal... Ce monde est dominé par le Magisterium, un organisme gouvernemental global qui resserre sans cesse son emprise sur le peuple. La seule à pouvoir s’y opposer est une enfant de 12 ans qui possède le dernier aléthiomètre, un étrange objet qui dit toujours la vérité à qui sait la comprendre…
Oubliez tout ce que vous croyez savoir : vous êtes à la croisée des mondes…

LE DÉBUT DU VOYAGE : L’adaptation du livre

Le scénariste et réalisateur Chris Weitz était en train de travailler sur son film POUR UN GARÇON lorsqu’il entendit parler de l’œuvre de Philip Pullman. Il raconte : «Des amis m’ont parlé d’une série de livres d’un auteur britannique qu’ils trouvaient absolument fantastiques. J’ai été à mon tour stupéfait par l’imagination, l’audace etAffiche du film l’intelligence de ces romans. En termes d’ambition et de profondeur philosophique, ils laissaient loin derrière tout ce que j’avais pu lire jusque-là.»

La trilogie de Philip Pullman «À la croisée des mondes» comprend «Les Royaumes du Nord», paru en 1995, «La Tour des Anges», paru deux ans plus tard, et «Le Miroir d’Ambre», sorti en 2000. Phénomène littéraire, succès critique et public, l’œuvre de Pullman s’est vendue à 14 millions d’exemplaires dans le monde à ce jour. La trilogie a aussi remporté de nombreux prix. «Le Miroir d’Ambre» a notamment obtenu le prestigieux Prix Whitbread du livre de l’année, qui n’avait encore jamais été décerné à un livre jeunesse. Philip Pullman écrit actuellement une suite à la trilogie, intitulée «The Book of Dust».

Pour avoir une chance d’adapter le premier livre de l’extraordinaire saga de Philip Pullman au cinéma, Chris Weitz a présenté à New Line Cinema un manifeste complet décrivant comment il voyait le film. Il a passé les trois années suivantes à porter sa vision à l’écran. Il explique : «Ce livre comportait tout ce qui ferait un grand film : une histoire passionnante et bouleversante, des personnages fascinants et riches, une réelle profondeur psychologique, une portée philosophique, un remarquable sens du merveilleux. C’est une histoire fantastique sur ce qui compte vraiment, sur l’esprit humain, la loyauté, la bonté et le libre arbitre. Pour moi, quand on décide de faire un film, on doit s’investir à fond dans chacun de ses aspects, et tout me passionnait dans ce projet, sans exception.»

Pour la productrice Deborah Forte, le voyage qui a conduit à l’adaptation des romans de Philip Pullman sur grand écran a commencé il y a près de onze ans, lorsqu’elle a lu pour la première fois «Les Royaumes du Nord» sous forme d’épreuves. Elle en a alors immédiatement acheté les droits pour Scholastic Media. Elle se souvient : «Je me suis dit à l’époque que Pullman était un auteur extraordinaire, et que je voulais absolument le suivre quoi qu’il fasse.»

La productrice exécutive Ileen Maisel, de chez New Line Cinema, est elle aussi tombée sous le charme du monde de Lyra - comme beaucoup de ses collègues. Elle explique : «Il s’agit du voyage d’une jeune fille vers la conscience de soi et la compréhension du prix du libre arbitre et de son pouvoir. Toute cette aventure se déroule dans un monde extraordinaire. Lyra accomplit des choses que nous aimerions tous avoir la possibilité et le courage de faire. C’est cela qui, je crois, fait que nous nous sentons forcément proches d’elle et que nous croyons en elle.»

Deborah Forte reprend : «Tout le monde était très préparé, parce que chacun de ceux qui ont travaillé sur ce film est venu d’abord parce qu’il aimait le sujet. Chaque Deborah Forte département savait exactement de quoi nous traitions depuis le tout début. Dès le moment où Chris a rejoint le projet, tout a progressé dans une même direction.» Chris Weitz, Deborah Forte et toute l’équipe ont trouvé un allié solide et permanent en la personne de Philip Pullman lui-même. Celui-ci commente : «J’avais joué mon rôle en écrivant l’histoire, je l’ai confiée à Chris et son équipe en toute confiance pour qu’ils en fassent un film. Je savais que le projet était entre de bonnes mains.» Chris Weitz a souvent retrouvé Pullman pour parler du film tout au long du développement et du tournage. Weitz s’est également rendu à Svalbard, en Norvège, à 1 500 km au nord d’Oslo, qui est un lieu clé de l’histoire. C’est là qu’il a écrit la plus grande partie de son adaptation.

Andrew Miano, producteur exécutif, explique : «J’ai cru au potentiel du film dès que Chris a écrit sa première version du scénario, qui faisait 156 pages, il y a deux ans et demi. Il avait mis dedans tellement de lui-même, de son cœur et de son âme… On sentait aussi une foi profonde dans l’univers créé par Pullman.» Le producteur Bill Carraro ajoute : «Chris Weitz a adapté le livre avec brio et il a mis la même passion, le même dévouement dans la réalisation. Le fait qu’il soit scénariste a aidé tous ceux qui ont travaillé sur ce projet parce qu’il était toujours capable de se concentrer sur les divers éléments, des décors aux cascades, au jeu des acteurs et aux effets.»

La production s’annonçait comme un projet à vaste échelle, avec des paysages somptueux, des myriades de créatures et des effets visuels dernière génération. Mais pour Chris Weitz, la clé de l’adaptation devait rester les notions présentes au cœur de l’histoire de Pullman. Il souligne : «La magie de cette histoire repose au moins autant sur les relations des personnages que sur son caractère spectaculaire. C’est un monde parallèle remarquablement bien conçu, mais qui témoigne avec authenticité de notre monde à nous, de notre vie d’enfants, de parents et d’individus dans la société. Et même si l’héroïne est une enfant, il n’y a rien d’enfantin ni de simpliste dans cette histoire. Elle devait être traitée avec le ressenti de ce qui fait l’humain, les émotions et les sentiments des personnages. Le cosmique et le personnel devaient être liés, exactement comme l’a fait Pullman.»


 
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