Aliens VS. Predator - Requiem: Anecdotes |
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| 10-12-2007 | ||||
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En tournant leur histoire dans un environnement urbain familier et en apportant quelques modifications aux Aliens et aux Predators que nous connaissons tous, les frères Strause voulaient renouer avec l’horreur brutale et l’angoisse pure qui ont fait le succès de Alien, le huitième passager de Ridley Scott, Aliens, le retour de James Cameron et Predator de John McTiernan. Colin Strause précise : « Nous avons fait très attention à respecter la chronologie des deux séries. Aliens VS. Predator - Requiem est une sorte de passerelle entre les deux franchises. Son histoire se déroule après celle de Predator et Predator 2 et avant celle d’Alien, le huitième passager . Pour les fans les plus assidus, nous avons inséré plusieurs clins d’œil qui expliquent comment les choses évoluent jusqu’au premier film de la série Alien. » La passion des frères Strause pour les films Alien les a poussés à demander à la Twentieth Century Fox de remasteriser numériquement les enregistrements originaux des sons et cris des créatures du film de James Cameron afin de les utiliser dans Aliens VS. Predator - Requiem. Alec Gillis et Tom Woodruff, Jr. ont veillé au respect de la franchise en conservant les caractéristiques de l’Alien original dessiné en 1979 par le légendaire H. R. Giger pour le film de Ridley Scott, certains détails créés par James Cameron et Stan Winston dans Aliens, le retour, et le travail de Stan Winston sur Predator. Les frères Strause ont aussi intégré dans le film certains détails physiques présents dans les BD et les jeux vidéo mettant en scène les créatures. Alec Gillis note : « Ce film a un héritage cinématographique très conséquent que nous ne pouvions pas trahir. Tom et moi connaissions la réputation de spécialistes des effets visuels des frères Strause. Quand nous avons appris qu’ils allaient réaliser le film, nous avons tout d’abord cru que les créatures seraient entièrement faites en images de synthèse. Nous avons eu peur qu’elles n’aient pas l’air assez réelles, qu’il leur manque le côté tactile, concret, qui participe pour beaucoup à la terreur qu’elles exercent. Quand Colin et Greg sont venus nous rencontrer dans notre atelier d’Amalgamated Dynamics, Inc., ils nous ont tout de suite rassurés en nous expliquant qu’ils avaient adoré nos créatures dans les films précédents. Très vite, nous sommes tombés d’accord pour mélanger effets spéciaux physiques et effets visuels afin de renforcer l’apparence des créatures et l’action du film. » Face à la double menace Alors qu’Alec Gillis et Tom Woodruff Jr. finalisaient leurs créatures, les frères Strause, le producteur John Davis et le studio commençaient le casting. John Davis constate : « Contrairement au premier Aliens VS. Predator , où les personnages sont des millionnaires, des explorateurs et des aventuriers, les habitants de Gunnison sont des gens tout à fait normaux. Comme nous nous sentons plus proches d’eux, ce qui leur arrive nous paraît aussi bien plus atroce. » John Ortiz interprète Morales, le shérif de la ville. Il explique : « J’ai été très sensible au fait que même au cœur de cette horrible bataille dont l’enjeu les dépasse, les personnages humains restent crédibles et fidèles à ce qu’ils sont. Même si Morales est le shérif de la ville, l’autorité responsable, il reste avant tout un humain qui n’a pas toutes les réponses. Les enjeux sont extrêmes et la situation hors du commun, mais les moteurs qui font avancer les protagonistes sont ceux que nous connaissons tous : l’envie de survivre et de protéger les siens. »
Pour l’acteur, se retrouver face aux légendaires créatures a été un choc. Il raconte : « Je me souviens de la première scène que j’ai tournée avec un Alien. C’était sur le toit d’une voiture. Quand j’ai posé les yeux sur lui, j’en suis resté bouche bée. Un frisson m’a parcouru : je n’arrivais pas à croire que j’étais dans un film avec un Alien ! » Pour Steven Pasquale, qui joue Dallas, partager l’affiche avec la créature extraterrestre la plus célèbre de l’histoire du cinéma était un rêve de longue date. Il raconte : « est le film préféré de mon père. J’ai tout fait pour jouer dans Aliens VS. Predator - Requiem parce que je savais qu’il adorerait me voir à côté d’un Alien. »
Dallas est un ancien détenu qui vient de sortir de prison. Ses retrouvailles avec son jeune frère Ricky, joué par Johnny Lewis, sont interrompues par la catastrophe qui dévaste la ville. L’acteur continue : « Dallas comprend que son frère est en train de suivre la même pente que lui et il essaye de changer cela. Tout au long du film, il va s’efforcer de protéger son frère. »
Johnny Lewis observe en souriant : « Jouer un jeune lycéen qui se bat et triomphe d’un Alien, du moins pendant un court instant, a été un des moments les plus mémorables de ma carrière. Qu’importe ce que je vais jouer dans le futur, avoir tué quelques-unes de ces créatures restera pour moi une grande fierté ! C’est une chose dont peu de gens peuvent se vanter ! »
Kelly et sa fille Molly sont deux autres personnages qui tentent d’échapper à cet effroyable danger. Reiko Aylesworth, qui interprète Kelly, raconte : « Kelly est un soldat qui vient de rentrer d’Irak et essaye de renouer des liens avec sa fille, jouée par Ariel Gade. C’est difficile pour elle de retrouver sa place de mère, surtout lorsqu’elle doit à nouveau se comporter en soldat afin de protéger sa fille. Kelly est une femme forte et cette qualité rappelle beaucoup Ripley, le personnage de Sigourney Weaver. En un sens, Kelly est un hommage à Ripley parce qu’elle est elle aussi un personnage féminin fort, une battante. Elle n’essaie pas d’imiter un héros d’action masculin, elle reste très féminine et maternelle. »
Le tournage
Le tournage du film s’est déroulé en six semaines durant lesquelles les acteurs ont travaillé de nuit, dans le froid et sous une pluie torrentielle. Steven Pasquale se souvient : « La première semaine, c’était assez amusant de tourner la nuit sous la pluie et de se battre contre des Aliens. Mais au bout de deux semaines d’un pareil traitement, c’est devenu moins drôle, il fallait déployer des trésors d’inventivité pour rester au chaud. J’ai d’ailleurs célébré mon trentième anniversaire sur le plateau en état d’hypothermie ! »
Greg Strause commente : « La météo était mauvaise et pour les acteurs, c’était un vrai problème. Mais pour la vision que nous avions de ce film, c’était une bénédiction ! Le brouillard, l’humidité et la pluie ont créé une atmosphère angoissante vraiment idéale. Nous ne voulions pas trop montrer les créatures, et grâce à l’obscurité et à la pluie nous avons pu les dissimuler comme dans Alien, le huitième passager et Aliens , le retour. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, en jouant par de petites touches, pour rendre l’ambiance la plus effrayante possible. Le moindre lieu, même le plus accueillant en apparence, devait receler un potentiel de menace maximum. »
Après la fin du tournage, les frères Strause se sont installés dans les locaux d’Hydraulx, à Santa Monica en Californie, pour commencer la postproduction et le travail sur les effets numériques. Pendant ce temps, Brian Tyler composait la bande originale du film, qu’il qualifie lui-même de musique « brute, effrayante et excitante » dans la lignée de celles d’Aliens VS. Predator et des deux franchises.
Brian Tyler explique : « Les thèmes des Aliens reposent sur des crissements d’instruments à cordes, des envolées dissonantes et des cuivres plaintifs. Quand j’ai dirigé l’orchestre sur ces thèmes, j’ai vraiment été frappé par la force de cette musique, je ressentais physiquement ses pulsions sonores. Cette intensité contraste avec celle des thèmes du Predator. Lui est un être qui possède une intelligence faisant défaut aux Aliens, mais il est tout aussi brutal. Pour lui, j’ai composé une musique plus tribale avec des percussions et des cuivres.
« Pour ce film, il fallait une ambiance musicale particulière. La musique devait refléter son ambiance épique et son aspect science-fiction. »
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